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Inde : la Direction de l’application des lois inculpe cinq personnes dans une escroquerie de 11 millions de dollars

Inde : la Direction de l’application des lois inculpe cinq personnes dans une escroquerie de 11 millions de dollars

Published:
2025-12-13 09:30:53
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La Direction de l'application des lois indienne porte des accusations contre cinq personnes dans une affaire de fraude de 11 millions de dollars.

La fraude a encore frappé. Cette fois, c'est en Inde que les autorités ont mis la main sur un réseau présumé, démantelant une opération qui aurait siphonné des millions.

Le mécanisme de l'arnaque

Les détails précis restent sous scellés judiciaires, mais le montant parle de lui-même : 11 millions de dollars. La Direction de l'application des lois (ED), l'agence indienne de lutte contre la criminalité financière, affirme avoir identifié un schéma complexe. Cinq individus sont maintenant dans le collimateur, accusés d'avoir orchestré l'ensemble. L'enquête suggère l'utilisation de faux investissements ou de promesses de rendements impossibles, une recette classique qui, malheureusement, trouve toujours preneur.

Une réponse régulatrice qui se durcit

Cette action en justice n'est pas un incident isolé. Elle s'inscrit dans une vague de répression plus large en Asie, où les régulateurs resserrent progressivement leur étreinte autour des actifs numériques. Des pays comme le Japon, avec sa Financial Services Agency (FSA), et la Corée du Sud mènent également une charge contre les plateformes non conformes et les pratiques frauduleuses. Le message est clair : l'ère de l'impunité dans certains coins du web3 tire à sa fin. Une bonne nouvelle pour l'écosystème à long terme, même si certains « entrepreneurs » à la morale flexible vont devoir trouver un nouveau terrain de jeu.

Le grand nettoyage continue

Pour l'industrie de la crypto, chaque scandale de ce type est un coup de rétroviseur douloureux. Pourtant, ces purges sont nécessaires. Elles écartent les acteurs toxiques et forcent une maturation que les marchés traditionnels ont mis des décennies à accomplir. La route vers une adoption massive est pavée de régulation – une pilule amère à avaler pour les puristes de la décentralisation, mais probablement inévitable. Après tout, même dans la finance décentralisée, on finit toujours par devoir rendre des comptes à quelqu'un... ne serait-ce qu'au fisc.

La Direction de l'application des lois porte des accusations contre cinq suspects.

Le communiqué de la Direction de l'application des lois (ED) précise que les affaires sont fondées sur l'enquête menée par le groupe des opérations spéciales (SOG) de la police de Surat, et ajoute que l'un des principaux accusés, Bassam Doctor, est en fuite. L'ED indique que ses investigations laissent penser que Bassam Doctor se cache actuellement dans un pays arabe. Elle le soupçonne d'être le destinataire final des produits du crime, la majeure partie des fonds illicites ayant été transférée vers son portefeuille de cryptomonnaies.

Les forces de l'ordre ont procédé à plusieurs analyses des appareils et des comptes bancaires saisis chez les suspects. Dans un communiqué, la Direction de l'application des lois (ED) a indiqué que les criminels avaient dépensé des millions de roupies via diverses transactions de commerce électronique et en ligne pour maintenir leur train de vie fastueux. Le communiqué précise que l'ED a arrêté quatre des accusés dans le cadre d'une enquête ouverte en octobre 2025. Par ailleurs, trois propriétés d'une valeur avoisinant le million de dollars ont également été saisies dans cette affaire.

La Direction de l'application des lois a affirmé que les criminels menaient leurs activités illicites en utilisant de faux conseils boursiers et des escroqueries aux actifs numériques. Ils envoyaient de faux avis en se faisant passer pour des agences telles que la Direction de l'application des lois, la TRAI, le CBI et la Cour suprême. Ils jouaient sur la peur et les émotions pour soutirer de l'argent à leurs victimes, parfois en leur cédant leurs fonds, parfois leurs actifs numériques. Pour ces derniers, ils avaient mis en place un faux commissariat de police avec de faux policiers en uniforme qui faisaient de fausses déclarations à des victimes sans méfiance.

La police indienne exhorte lesdentà la vigilance.

Les criminels auraient également émis de faux procès-verbaux comme preuves de paiement d'amendes. La Direction de l'application des lois a constaté que plusieurs de ces avis ont été retrouvés sur les lieux du crime. Les fonds extorqués étaient d'abord déposés sur les comptes bancaires d'entités connues ayant satisfait aux exigences de la procédure de connaissance du client (KYC). Ces comptes, dits « comptes mules », servent généralement à transférer et à dissimuler des fonds illicites avant leur transfert vers d'autres supports, comme les actifs numériques.

Les criminels utilisent également des cartes SIM préactivées obtenues frauduleusement, ce qui facilite leurs opérations. Après avoir transféré les fonds via des comptes bancaires, ils sont retirés en cash et transitent par plusieurs circuits de transfert de fonds informels (hawala), rendant difficile pour les autorités de tracdeficomptes, même en cas d'interception des transactions. Les fonds sont ensuite convertis en actifs numériques et stockés dans des portefeuilles numériques non vérifiés (sans vérification d'identité).

Parallèlement, la police indienne a mis en garde les dent contre la recrudescence des activités criminelles liées aux escroqueries numériques. Elle les a exhortés dent la prudence quant à la diffusion de leurs données personnelles sur les réseaux sociaux et à redoubler de vigilance lors de leurs interactions avec des personnes inconnues. Elle les a également incités dent solliciter l'aide d'un professionnel dès qu'une proposition d'investissement en ligne leur est faite.

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