La Chine ordonne officiellement aux institutions publiques d’utiliser exclusivement des puces d’IA de fabrication chinoise.

Le gouvernement chinois impose un virage technologique majeur. Les institutions publiques doivent désormais se tourner vers les puces d'IA domestiques, une décision qui redessine les chaînes d'approvisionnement mondiales.
Une souveraineté numérique par décret
L'ordre est clair et sans ambiguïté : exit les processeurs étrangers pour les applications d'intelligence artificielle dans le secteur public. Pékin verrouille son écosystème technologique, pariant sur ses champions nationaux pour alimenter la prochaine vague d'innovation. Une manœuvre qui isole ses marchés tout en forçant une accélération de la R&D locale.
Les répercussions sur le terrain
Les fournisseurs internationaux voient une porte se fermer. Pour les entreprises chinoises du secteur, c'est un contrat garanti, mais aussi la pression de livrer des performances de classe mondiale. La course aux semi-conducteurs vient de gagner un nouvel enjeu géopolitique, où la dépendance technologique devient un risque stratégique inacceptable.
Une décision qui fait plus que grincer des dents dans les conseils d'administration à l'étranger – elle rappelle que dans le jeu des puissances, la technologie est l'ultime monnaie d'échange. Une leçon que même les traders de crypto, habitués à la volatilité, pourraient trouver un peu trop brutale pour leur goût.
La Chine ordonne au secteur public de cesser d'acheter des puces Nvidia.
Selon cette mesure vise à accroître l'utilisation nationale de semi-conducteurs de fabrication locale et devrait générer des milliards de dollars de nouvelles commandes pour les fabricants de puces locaux.
Cette décision a été annoncée juste avant que Trump ne fasse son annonce lundi, levant certains contrôles américains à l'exportation pour permettre à Nvidia de reprendre ses livraisons aux clients « agréés » en Chine.
Mais les ventes effectives de Nvidia pourraient encore se heurter à des obstacles. Plusieurs parlementaires à Washington ont exprimé leur inquiétude quant à l'exportation de puces haut de gamme vers la Chine, et Pékin pourrait de toute façon bloquer les importations maintenant que cette nouvelle liste est en vigueur.
Pékin a utilisé le Xinchuang ces dernières années pour éliminer progressivement le matériel et les logiciels étrangers du secteur public.
La liste comprend déjà des processeurs de fabrication chinoise destinés à remplacer AMD et Intel, ainsi que des systèmes d'exploitation locaux pouvant se substituer à Windows. Ces politiques ont entraîné le retrait progressif et discret des produits technologiques américains de milliers d'administrations, d'universités, d'hôpitaux et de grandes entreprises publiques.
Les puces d'IA sont désormais incluses dans cette purge. Les responsables de la mise en œuvre de cette politique ont indiqué que cela signifie que les systèmes du secteur public cesseront bientôt d'utiliser les équipements de Nvidia . En prévision, le gouvernement a également étendu son programme de subventions énergétiques aux plus grands centres de données du pays.
Certains opérateurs, notamment ceux qui hébergent l'infrastructure d'Alibaba et de Tencent, peuvent désormais bénéficier de réductions allant jusqu'à 50 % sur leurs factures d'électricité, compensant ainsi les coûts d'électricité plus élevés liés à l'utilisation de puces domestiques moins efficaces.
Pour l'instant, le retour du H200 de Nvidia reste incertain.
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