La Commission européenne serre la vis : vers un contrôle centralisé des cryptomonnaies en 2025

Bruxelles passe à l'offensive. Alors que les cryptos représentaient 5% du PIB mondial en 2024, l'UE veut mettre fin au Far West réglementaire.
• Le grand remplacement : les 27 états membres devront abandonner leurs régulations nationales
• Un super régulateur crypto verra le jour début 2026 - avec droit de veto sur les stablecoins
• Les exchanges devront obtenir une licence européenne ou fermer boutique
Ironie du sort : cette centralisation arrive juste au moment où les DeFi rendent les contrôles frontaliers obsolètes. Comme d'habitude, la régulation court après la technologie... avec 5 ans de retard.
La Commission européenne peut déléguer des pouvoirs aux autorités nationales de réglementation.
Les propositions visant à renforcer le contrôle de l'ESMA sont encore préliminaires. L'ESMA pourrait également décider de déléguer la réglementation aux autorités nationales dans certains cas. Le projet est en attente d'approbation par le Parlement européen et le Conseil des États membres.
« Rouvrir MiCA à ce stade introduirait une incertitude juridique, risquerait de retarder le processus d'autorisation et détournerait l'attention et les ressources de la tâche pratique d'une mise en œuvre cohérente », a déclaré Robert Kopitsch, secrétaire général de Blockchain for Europe, un groupe de pression du secteur.
L'introduction de MiCA a eu un impact limité sur le marché des cryptomonnaies dans la zone euro. On a notamment constaté une augmentation de l'utilisation de l'USDC par les plateformes d'échange et les courtiers, ainsi que l'abandon progressif des paires de trading USDT.
Kopitsch a ajouté que les autorités nationales de régulation entretenaient une relation plus étroite avec les entreprises, plus détaillée que la surveillance transfrontalière de l'ESMA. D'autres analystes ont souligné qu'après la mise en œuvre de MiCA, un nouveau changement de réglementation pourrait nuire au secteur des cryptomonnaies dans l'UE. Par ailleurs, l'ESMA devrait reconstruire son expertise en matière de tracdes prestataires de services de cryptomonnaies.
La proposition visant à doter l'ESMA de davantage d'instruments émanait principalement de la France et des institutions de l'UE, imposant ainsi un niveau de conformité supplémentaire aux entreprises du secteur des cryptomonnaies. L'Autriche et l'Italie ont également soutenu cette proposition, demandant que l'ESMA supervise les grandes entreprises du secteur, tout en laissant les plus petites sous la juridiction nationale.
Ces appels à une réglementation centralisée interviennent dans un contexte de risques
Des rapports antérieurs ont établi un lien entre la proposition de l'ESMA et le piratage de Bybit en 2025. Les fonds dérobés ont transité par OKX, une plateforme d'échange disposant d'une licence et acteur majeur du marché européen.
La principale préoccupation des autorités françaises de régulation des marchés est l'implantation d'opérateurs de marché hors zone euro, qui exercent également une activité internationale importante. La plupart des grandes plateformes d'échange centralisées de cryptomonnaies ont réintégré le marché avec une licence MiCA complète, mais restent exposées aux risques internationaux et coordonnent leurs activités avec leurs filiales à l'étranger.
L’ESMA peut intervenir lorsque ces dispositifs présentent des risques pour les investisseurs et sont susceptibles de nuire aux acteurs du marché européen. Cependant, dans la plupart des cas, les succursales européennes des grandes places boursières sont isolées, ce qui inclut des comptes et des portefeuilles utilisateurs sans accès au marché mondial.
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