La Nouvelle-Zélande frappe fort : interdiction des distributeurs automatiques de cryptos en 2025
Le gouvernement néo-zélandais vient de porter un coup dur aux amateurs de crypto. Les distributeurs automatiques de cryptomonnaies sont désormais hors-la-loi.
Une décision radicale qui soulève des questions. Est-ce une protection des consommateurs... ou une attaque voilée contre la décentralisation ?
Les banques traditionnelles doivent jubiler. Encore une innovation financière qu'elles n'auront pas à concurrencer. Comme par hasard.
La décision en bref
Elle concerne près de. Ces derniers permettent de convertir du cash en cryptos via un processus rapide et complètement anonyme. En effet, les autorités craignent que ces ATMs puissent faciliter le blanchiment d’argent et l’évasion fiscale.
En outre, elle vient plafonner les transferts internationaux dans le but de limiter les flux offshore. Concrètement, il est maintenant impossible d’effectuer une opération dont le montant dépasse la barre des 5 000 dollars. Plus largement, cette décision s’inscrit dans un contexte de régulation globale et de renforcement des politiques AML (Anti-Money Laundering). Le pays prévoit déjà de consolider ses exigences et sa surveillance des exchanges cryptos.
Hyper-régulation ou protection ?
Alors qu’on observe une vague de régulation, que ce soit en Chine, à Hong Kong ou bien aux Etats-Unis, la tendance est claire :. Le gouvernement avance des raisons fondées sur les données de la police nationale, notamment via des enquêtes sur le traffic de drogue et les fraudes. Les crypto-ATMs seraient des « portes d’entrées pour l’argent sale ».

Autre enjeu, celui de l’image que renvoie la Nouvelle-Zélande. Souvent perçue comme avant-gardiste et innovante, elle entend éviter d’être désignée comme une juridiction à risque. Sa décision n’a rien de nouveau. En 2022, le Royaume-Uni avait lui aussi interdit les crypto-ATMs. Son voisin Australien avait quant à lui plafonner les dépôts.
Malgré une volonté revendiquée d’empêcher les « cash-out » vers des destinations étrangères et de rendre plus difficile le transfert des grosses sommes, l’argument est aussi celui de la. Grâce à cette mesure, l’activité de certains réseaux malveillants sera considérablement impactée.
Le début de la fin pour les cryptos ?
Bien que cette interdiction se base sur des faits, difficile d’envisager une réaction positive des marchés. Effectivement, on pourrait s’attendre à observer une. En cause ? La limitation des flows entrants. En conséquence : moins d’achats, moins d’opérations. Les utilisateurs pourraient aussi faire le choix de se tourner vers des plateformes offshores.
Les opérateurs auront sans doute un travail d’adaptation à faire pour se conformer aux nouvelles normes imposées par le gouvernement de Christopher Luxon. Enfin, l’attractivité du pays sera possiblement touché par une mesure qui restreint la liberté financière et pourrait ouvrir au développement d’un marché noir. Certains utilisateurs honnêtes se sentent punis et se tournent déjà vers des alternatives.
Adieu cash-to-crypto
Quels scénarios pour l’écosystème crypto néo-zélandais ? Est-ce le début de la fin ? L’interdiction vient freiner une adoption croissante et les investisseurs sont inquiets.
D’une part, ils craignent une fuite de capitaux vers des juridictions plus crypto-friendly (comme Singapour ou les Émirats arabes unis). D’autre part, cette nouvelle restriction ouvre la voie pour une régulation plus poussée.
Les entreprises ciblées par cette interdiction auront la possibilité de déposer un recours et veulent profiter des délais de mise en oeuvre de la loi. Cependant, il est peu probable qu’une marche arrière soit possible.et c’est un gros coup de massue pour la crypto et ses utilisateurs.
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