Crypto-scandale : un Coréen arrêté pour 50 millions de dollars blanchis via cryptomonnaies
Les autorités sud-coréennes viennent de démanteler un réseau de blanchiment massif exploitant les failles des plateformes crypto.
L'affaire
Un ressortissant local est dans le collimateur de la FSA pour avoir transformé 50 millions de dollars d'actifs illicites en jetes virtuels—parfait exemple de ce qui arrive quand la régulation traîne des pieds.
Méthodes employées
Utilisation de mixers et de plateformes peer-to-peer pour obscurcir les flux financiers. Les enquêteurs ont retracé les transactions jusqu'à des portefeuilles offshore—un jeu du chat et de la souris devenu trop familier.
Impact marché
Ce genre de scandale fait tiquer les institutionnels… mais rappelons que les banques traditionnelles blanchissent des milliards chaque année sans faire les gros titres. L'hypocrisie financière a la peau dure.
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Les autorités asiatiques renforcent leur lutte contre les réseauxqui exploitent les cryptomonnaies pour blanchir des fonds à grande échelle. En Thaïlande, la police a arrêté un Sud-Coréen soupçonné d’avoir transformé plus de 50 M$ en or pour un gang de faux centres d’appels.
À Taïwan, la justice a inculpédans une affaire record, impliquant plus de 1 500 victimes et 70 M$ détournés. Ces deux enquêtes, distinctes mais révélatrices d’une même mécanique, illustrent la montée en puissance des circuits « crypto-vers-actifs physiques » dans la région.
Arrestation en Thaïlande : un réseau crypto-or démantelé
Le 23 août 2025, la(TCSD) a arrêté à l’aéroport Suvarnabhumi de Bangkok un Sud-Coréen de 33 ans, identifié comme « Han ». Les enquêteurs l’accusent de fraude, d’infractions informatiques, de blanchiment et de participation à une organisation criminelle. Un mandat d’arrêt émis en février a permis son interpellation, après des mois de traque.
Selon The Nation, l’affaire a débuté début 2024 avec un vaste réseau de faux centres d’appels. Lespromettaient des rendements mensuels de 30 à 50 %, suscitant la convoitise de nombreuses victimes.
Au départ, ils versaient de petites sommes pour instaurer un climat de. Puis ils bloquaient les retraits en invoquant des « conditions non respectées ». Plusieurs dizaines de plaignants ont porté l’affaire devant la TCSD, qui a déjà arrêté dix autres suspects.
Thai police have arrested a 33-year-old South Korean man for allegedly laundering cryptocurrency for call-centre gangs by converting it into gold bars, with transactions worth more than 1.6 billion baht over a three-month period.
Listen to the story or get the full story in the… pic.twitter.com/NvZvVJ1F9V
— Bangkok Post (@BangkokPostNews) August 23, 2025
Des USDT convertis en or
Les enquêteurs affirment que Han supervisait plusieurs comptesrecevant les fonds des victimes. Entre janvier et mars 2024, ces comptes ont traité environ 47,3 millions d’USDT. Le suspect utilisait ensuite ces fonds pour acheter de l’or auprès de fournisseurs étrangers, par tranches de plus de 10 kg, équivalant à environ 1 M$ chacune.
Le réseau réexpédiait ensuite le métal vers ses propres filières. Avant de s’impliquer dans ces activités, Han avait étudié enpuis travaillé pour une société sud-coréenne spécialisée dans la conversion crypto-or. Dans cette affaire, il aurait géré les transactions de bout en bout : réception des fonds, achat d’or, et transfert du métal vers le réseau criminel.
La police a saisi son, qui contenait plusieurs comptes liés au système. Bien qu’il nie une partie des faits, il reste en détention. Les autorités thaïlandaises rappellent que ce mode opératoire, qui associe stablecoins liquides et actifs physiques, complique fortement la traçabilité.
Taïwan : une affaire record
Le 22 août, le parquet du district de Shilin (Taïwan) a inculpé 14 personnes dans ce qu’il présente comme la plus grande affaire decrypto du pays. Selon les procureurs, plus de 1 500 victimes ont perdu environ 70 M$.
Le réseau opérait via des boutiques physiques nommées « Bitshine », qui proposaient de l’USDT contre du. Les gérants affirmaient faussement disposer d’un agrément du régulateur financier (FSC), renforçant la confiance des clients.
En réalité, les escrocs collectaient le cash, le convertissaient en devises étrangères puis rachetaient de l’via la plateforme locale BiXiang Technology. Ils transféraient ensuite les fonds vers des portefeuilles contrôlés par le groupe.
Les autorités ont saisi plus de 40 M$ d’actifs : 640 000 USDT, du Bitcoin, du Tron, 1,8 M$ en cash, deux voitures de luxe et plus de 3 M$ en dépôts. Les procureurs ont requis jusqu’à 25 ans de prison contre un des principaux accusés.
Fourteen PEOPLE were indicted by the Shilin District Prosecutors Office on Friday for allegedly scamming more than 1,500 people of over NT$1.27 billion (US$41.1 million) and laundering NT$2.3 billion.https://t.co/hqyDAgvITp
— Focus Taiwan (CNA English News) (@Focus_Taiwan) August 22, 2025
Une tendance régionale qui alerte les régulateurs
Les affaires thaïlandaise et taïwanaise révèlent une stratégie similaire : exploiter la liquidité des stablecoins, puis brouiller les pistes en sortant du numérique. En Thaïlande, les criminels convertissaient les fonds en, un actif tangible et difficile à tracer une fois refondu.
À Taïwan, ils utilisaient des points de vente physiques pour transformer le cash en, avant de transférer les fonds à l’étranger. Ces deux schémas soulignent donc les limites actuelles de la régulation. En Thaïlande, les autorités veulent intensifier la traque des réseaux de faux centres d’appels opérant depuis l’étranger.
À Taïwan, les procureurs insistent sur le risque lié à l’achat de stablecoins en cash hors plateformes enregistrées. Dans les deux pays, lesconsidèrent que la promesse de rendements fixes constitue un indicateur clair de fraude.
Ces dossiers devraient donc accélérer ledes dispositifs AML/KYC dans la région. Les régulateurs se concentrent désormais sur les points d’entrée fiat-crypto et sur les chaînes d’approvisionnement en or, qui deviennent des maillons critiques. La coopération transfrontalière, déjà mise en avant dans ces enquêtes, devrait aussi se renforcer, car la nature transnationale de ces circuits rend toute approche isolée inefficace.
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