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Le Royaume-Uni serre la vis aux influenceurs crypto - la France suivra-t-elle ?

Le Royaume-Uni serre la vis aux influenceurs crypto - la France suivra-t-elle ?

Published:
2025-06-09 19:00:34
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Les régulateurs britanniques passent à l'offensive contre les gourous crypto douteux. Une purge bienvenue - ou une chasse aux sorcières ?

La Financial Conduct Authority montre les muscles : amendes record, enquêtes accrues. Le message est clair : fini l'arnaque au moon et au lambo.

Paris observe attentivement. Bercy pourrait bientôt sortir le même playbook - après tout, quoi de mieux qu'une bonne croisade morale pour détourner l'attention des vrais problèmes économiques ?

Les influenceurs français respirent encore... mais pas trop fort. La SEC américaine a déjà montré comment faire sauter les bullshitters comme des ballons de baudruche.

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Les influenceurs qui parlent d’argent sur les réseaux ne sont plus juste des vedettes de TikTok ou d’Instagram. Début juin 2025, ils sont aussi devenus desmenée à l’échelle mondiale.

Derrière les beaux discours sur l’indépendance financière, les régulateurs ont trouvé pas mal d’illégalité, notamment du côté de la finance.

Une mobilisation internationale inédite contre les promotions financières illégales

Le 2 juin 2025,issues de l’Australie (ASIC), le Canada (OSC, BCSC, ASC, AMF-Q), Hong Kong (SFC), l’Italie (CONSOB), les Émirats arabes unis (SCA) et le Royaume-Uni (FCA) ont lancé une action coordonnée.

La campagne, initiée par la FCA britannique, visait à endiguer un phénomène qui échappe aux lois classiques : les finfluencers qui vendent du rêve et des produits financiers sans aucune autorisation.

Les contenus visés sont ceux qui vantent des investissements, souvent risqués, parfois complètement bidon, sans être encadrés par aucune autorité. Dans beaucoup de cas, on constate l’absence totale de mentions des risques, de clarté sur les liens commerciaux ou encore la détention de licence.

Des vidéos tournées à Dubaï ou à Marbella font plus de vues qu’un site d’investissement réglementé, mais elles

Face à cette situation, les régulateurs ont compris qu’agir chacun dans son coin ne suffisait plus. Une vidéo qui enfreint la loi au Royaume-Uni peut être hébergée ailleurs et toucher des millions de personnes. D’où cette action coordonnée pour tenter de poser des limites communes dans un espace numérique sans frontières.

Arrestations, mises en garde et suppressions : Les outils d’une offensive coordonnée

Au Royaume-Uni, l’opération ne s’est pas limitée à quelques rappels à l’ordre. Le régulateur s’est misforce spécialisée dans la lutte contre la fraude financière. Ainsi, trois personnes ont été arrêtées, quatre ont été convoquées, tandis que sept ont reçu des lettres de mise en demeure.

La FCA a aussi diffusé cinquante alertes publiques pour signaler des contenus dangereux ou frauduleux. À la suite de ça, elle a envoyéaux plateformes sociales et a obtenu la fermeture de 50 sites web tenus par des finfluencers non agréés.

Les profils ciblés ont en commun une forte présence en ligne et une stratégie bien rodée. Elles miroitent à leur public une réussite fulgurante, souvent mise en scène avec des voitures de luxe ou des décors de rêve, pour vendre des conseils, des formations ou des outils de trading. En réalité, ces offres relèvent du conseil financier ou de la promotion de produits réglementés. Et sans autorisation, c’est interdit.

Selon la loi britannique, toute communication à but commercial autour de produits financiers doit êtreSinon, c’est une infraction. La FCA a donc appliqué les règles, sans passer par quatre chemins.

Entre responsabilité individuelle et régulation collective : Quel cadre pour les finfluencers ?

Tous les créateurs de contenu finance ne sont pas des hors-la-loi. Certains partagent des explications claires, sans pousser à l’achat ni cacher les risques. Le problème, c’est

Une simple vidéo qui raconte “comment j’ai triplé mon capital ce mois-ci”

Les plateformes où sont diffusées les vidéos constituent un autre point de blocage. En effet, la FCA ne peut pas forcer TikTok, Instagram ou YouTube à retirer des contenus. Elle peut seulement demander. Et parfois, ces demandes restent sans réponse pendant plusieurs semaines.

Meta, par exemple, a mis jusqu’à six semaines pour répondre à certaines requêtes, ce qui laisse largement le temps à un contenu de faire des dégâts.

Vers une nouvelle ère de la régulation numérique ? Enjeux et perspectives

Cette opération ne marque pas juste un coup de pression, elle annonce un changement de méthode. La FCA prépare déjà de nouvelles règles pour mieux encadrer la finance en ligne. Elle envisage aussi de réintégrer certains produits liés aux crypto-monnaies dans un cadre réglementé, avec plus de protection pour les particuliers.

Les élus britanniques veulent aller plus loin. Certains demandent que lesdu contenu qu’elles hébergent. D’autres souhaitent créer une certification pour les influenceurs qui parlent d’investissement. L’idée est de garantir que les conseils diffusés à grande échelle soient fiables, compréhensibles, et surtout, légaux.

La finance ne passe plus uniquement par les banques ou les courtiers. Elle est devenue virale, visuelle, accessible à tous en un clic. Si la régulation veut rester efficace, elle devra évoluer au même rythme que les algorithmes.

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