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Dette : Le véritable danger que les institutions financières ne veulent pas que vous compreniez

Dette : Le véritable danger que les institutions financières ne veulent pas que vous compreniez

Author:
Cryptoast
Published:
2025-09-09 05:00:05
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La dette mondiale explose - mais le vrai péril reste soigneusement dissimulé derrière des taux d'intérêt artificiels et des promesses politiques.

L'illusion de la liquidité perpétuelle

Les banques centrales jouent aux apprentis sorciers avec la planche à billets, créant l'illusion que l'endettement infini reste soutenable. Jusqu'au jour où la musique s'arrête.

Le piège de la servitude financière

Les dettes souveraines atteignent des niveaux stratosphériques tandis que les citoyens paient la facture via l'inflation et l'austérité. Une taxation déguisée qui épargne élites et institutions.

La crypto comme échappatoire ?

Les actifs numériques représentent la seule véritable porte de sortie face à un système financier condamné à imprimer toujours plus. Bitcoin : l'antidote à quarante ans d'irresponsabilité monétaire.

Le véritable danger ? Croire que cette pyramide de dettes peut indéfiniment se perpétuer sans conséquences catastrophiques. Les marchés finiront par exiger leur dû - et ce jour-là, seuls les détenteurs de véritables actifs s'en sortiront.

Une dette qui pèse sur nos enfants ?

Dans une tribune publiée sur le journal Le Monde, 5 économistes membres d'Attac et de la Fondation Copernic dénoncent « le bêtisier de François Bayrou sur la dette publique  ». Ces derniers dénoncent un « discours apocalyptique » venant instrumentaliser la dette publique au profit d'intérêts politiques.

Ces derniers expliquent que le niveau de la dette actuelle ne serait en aucun cas « le symptôme d’un État qui vivrait au-dessus de ses moyens, dépensant de façon irresponsable et inefficace ». La situation actuelle serait plutôt la conséquence de 4 facteurs :

  • des taux d’intérêt supérieurs au taux de croissance durant les années 1980 et 1990 ;
  • la contre-révolution fiscale des 30 dernières années ;
  • le coût direct et indirect de la crise financière de 2007-2008 ;
  • les mesures de soutien pour lutter contre le Covid-19.

Les 5 économistes livrent ensuite le coeur de leur Tribune, en indiquant que l'État ne rembourse jamais sa dette. En réalité il ne paye que la charge de la dette puisque lorsque cette dernière arrive à échéance, l'État se contente d'emprunter de nouveau pour rembourser ce titre.

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Ainsi, selon leurs propres mots, dire que la dette pèse sur nos enfants « est à tous égards une fable » puisque la dette a une durée moyenne d'un peu plus de 8 ans.

Essayons maintenant de replacer ces affirmations dans notre contexte historique, afin de mieux comprendre comment l’évolution des systèmes monétaires a façonné le rapport entre dette, pouvoir étatique et libertés individuelles.

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Le péché originel de la dette

En 2024, plus d'un tiers des dépenses de l'État français ne sont pas financées par l'impôt, mais par la dette. Cela est particulièrement inquiétant, comme l'explique Alexandre Stachtchenko, puisque cela signifie que « l'État s’affranchit du mécanisme de financement qu’est l’impôt pour recourir massivement à la dette, et contourne ainsi indirectement le consentement populaire ».

Afin de mieux comprendre ce que représente ce danger, il faut revenir sur l'évolution du rôle et du financement de l'État. Durant la monarchie absolue, le pouvoir du souverain était limité par un garde-fou simple mais cependant plutôt efficace : le budget.

Il était en effet difficile de lever plus d'impôt sans s'exposer à la colère du peuple, tandis que l'endettement n'est guère plus attrayant, puisque sa viabilité dépend de la confiance des créanciers envers l'État. Les taux d'intérêts peuvent rapidement devenir insoutenables et les prêteurs disposant du capital préfèrent de loin financer des entreprises rentables.

L’équilibre était simple : si l’État voulait financer ses ambitions sociales ou militaires, il devait convaincre ses citoyens de payer plus d’impôts ou convaincre les marchés de lui prêter à un prix parfois exorbitant.

Mais le XXᵉ siècle a bouleversé cet équilibre. En effet, la Première Guerre mondiale a vu les grandes puissances suspendre l’or pour financer l’effort militaire par la planche à billets.

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La rupture est ensuite confirmée en 1971 avec la fin de Bretton Woods et l’avènement généralisé de la monnaie fiduciaire, désormais la valeur des devises repose uniquement sur la confiance dans les gouvernements émetteurs, et non plus sur une réserve métallique.

Ce basculement est un changement de paradigme majeur puisque le système repose désormais sur le postulat suivant : « le taux d’intérêt définit le niveau de rentabilité minimal que doit présenter un projet économique pour obtenir financement », explique Théo Mogenet.

Dès lors, abaisser artificiellement les taux permet de stimuler l’économie et de rendre solvables des projets qui ne l’auraient pas été autrement. Mais ce remède est un poison puisqu'en maintenant durablement les taux proches de 0, les banques centrales encouragent un endettement public massif.

Ainsi, l’abandon progressif des garde-fous monétaires traditionnels, symbolisé par l’avènement de la monnaie fiat, a permis aux États de s’affranchir des contraintes budgétaires et des limites naturelles qui tempéraient leur pouvoir.

Ce texte propose une synthèse condensée des analyses d’Alexandre Stachtchenko et Théo Mogenet, développées plus en détail dans les deux articles référencés. Leur lecture est vivement recommandée (Voir source en fin d'article).

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Sources : Le Monde ; « Léviathan monétaire : de l’argent magique au cauchemar totalitaire » par Alexandre Stachtchenko ; « Comment le remède est devenu le poison, ces politiques monétaires qui nous mènent de Charybde en Scylla » par Theo Mogenet

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Cyber-enthousiaste depuis toujours, j'ai nourri ma curiosité et ma passion avec le temps… est-ce que ça aurait dû être l'inverse ? Maximaliste convaincu, j'aurais pu faire partie des cypherpunks si j'étais né quelques années avant. Convaincu que l'information et la connaissance sont les armes ultimes de la liberté, je brandis ma plume comme une épée, défendant cette noble cause avec ferveur. Ne me croyez pas sur parole, vérifiez 🐰

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