La SEC est-elle devenue trop crypto-friendly ? Cette démocrate exige une audition de son président devant le Congrès
Un sénateur démocrate monte au créneau et exige des comptes. La Securities and Exchange Commission (SEC) aurait-elle, selon lui, cédé à l'industrie des crypto-actifs ? L'appel à une audition publique du président de la SEC devant le Congrès résonne comme un coup de semonce dans le monde de la régulation financière.
Le cœur du débat : un virage trop prononcé ?
L'accusation est claire : certains au Capitole perçoivent un assouplissement dangereux des règles. Le régulateur historique des marchés, longtemps perçu comme un rempart sceptique, serait-il en train de dérouler le tapis rouge pour les jetons et les plateformes d'échange ? La demande d'audition vise à clarifier cette nouvelle orientation présumée et à s'assurer que la protection des investisseurs reste la priorité absolue – et non la facilitation d'un secteur encore en quête de légitimité aux yeux de nombreux traditionalistes.
Un équilibre délicat entre innovation et supervision
L'industrie crypto, de son côté, réclame depuis des années des règles claires pour sortir de la zone grise. Toute ouverture de la SEC est donc accueillie comme une avancée majeure. Mais pour les législateurs les plus vigilants, il existe une fine ligne entre fournir un cadre et devenir un simple facilitateur. L'audition convoquée promet d'être le théâtre d'un affrontement entre deux visions de l'avenir de la finance : l'une y voit une révolution à encadrer, l'autre un terrain de jeu spéculatif à contenir. Une chose est sûre : Wall Street regarde, un sourire en coin, se demandant si le régulateur finira par faire pour les crypto ce qu'il n'a jamais fait pour la finance traditionnelle – comprendre son business model.
Cette convocation parlementaire, qu'elle débouche ou non sur un changement de cap, marque un moment charnière. Elle prouve que la crypto n'est plus une niche, mais un dossier brûlant sur le bureau des plus hautes instances. L'ère du « laissez-faire » réglementaire toucherait-elle à sa fin, ou assiste-t-on simplement aux prémices d'une reconnaissance officielle, aussi tumultueuse soit-elle ? La réponse se jouera devant les caméras du Congrès.
Le président de la SEC va-t-il devoir répondre de ses actes devant le Congrès ?
Lorsque Gary Gensler était à la tête de la Securities and Exchange Commission (SEC), l'agence fédérale a mené une importante politique anti-crypto. Depuis que Paul Atkins a pris sa place, nous assistons maintenant à une situation inverse, notamment avec l'abandon de nombreuses enquêtes et/ou poursuites, ainsi qu'une approche bien plus favorable de l'écosystème.
Toutefois, cet état de fait ne semble pas plaire à tout le monde, en particulier pour la représentante démocrate Maxine Waters, qui a appelé le président de la Commission des services financiers de la Chambre des représentants French Hill à convoquer Paul Atkins pour une audition devant le Congrès. Entre autres, la représentante dénonce une politisation de l'agence :
Le Congrès a conçu la SEC pour qu’elle soit indépendante de la Maison-Blanche. Pourtant, le président Atkins présente régulièrement l'action de l'agence comme un instrument de l'Administration. Cette politisation menace l'intégrité des marchés, notamment en ce qui concerne les délits d'initiés liés aux annonces politiques susceptibles d'influencer les marchés.
🔎 Quelles sont les meilleures plateformes sur lesquelles acheter des cryptomonnaies ?
S'il ne s'agit pas de dire amen à tout, à commencer par certaines initiatives crypto discutables de la famille Trump, il est intéressant de voir que la démocrate s'insurge ici contre une politisation de la SEC ; un manque d'indépendance qui semblait pourtant moins la déranger lorsque sa famille politique était aux commandes.
Rappelons que Gary Gensler a aussi été entendu à plusieurs reprises par le Congrès pour répondre de ses actions, sans que cela ne change réellement quoi que ce soit.
En outre, Maxine Waters a dénoncé plusieurs actions, telles que l’abandon de poursuites contre Coinbase ou Binance, le retrait de projets de réglementation en cours et de manière plus large, comme sur les marchés boursiers, une réduction de la transparence, une dérégulation du marché et une érosion des droits des actionnaires.
Bien entendu, chaque personne a sa propre vision de ce que devrait être la réglementation, et, lorsqu’il est question de protection des investisseurs, il est toujours difficile de trouver le bon compromis entre la compétitivité et des garde-fous suffisamment pertinents.
👉 Dans l'actualité également — Bitmine pourrait devenir l'une des entreprises les plus rentables des États-Unis
Si Paul Atkins est bel et bien convoqué devant le Congrès dans un futur proche, nous reviendrons alors plus en détail sur les actions qui lui seront reprochées, ses réponses face à cela et les mesures qui en découleront.
50 € de btc offerts avec le code FINST50 après 5 000 € tradés en décembre*Publicité - Investir comporte des risques (en savoir plus)Source : Lettre
La Newsletter crypto n°1 🍞
Recevez un récapitulatif de l'actualité crypto chaque jour par mail 👌
S'inscrire[email protected]S'inscrireOui, j'accepte de recevoir votre newsletter selon votre politique de confidentialitéCertains contenus ou liens dans cet article peuvent être de la publicité. Cryptoast a étudié les produits ou services présentés, mais ne saurait être tenu responsable de tout dommage ou perte liés à leur usage. Investir dans les cryptomonnaies comporte des risques. N'investissez que ce que vous êtes prêt à perdre.
Depuis 2021, je consacre mon temps libre à me former sérieusement sur les cryptomonnaies afin d'acquérir un maximum de connaissances et de crédibilité. J'ai souvent l'opportunité de réaliser des interviews de personnalités influentes de l'industrie blockchain. Je mène également des analyses approfondies sur des thématiques du Web3 pour proposer du contenu exclusif aux lecteurs de Cryptoast.
Vincent Maire
2273 articles
Tous ses articles