La Norvège double sa mise sur le Bitcoin – Un pari audacieux en 2025
Le mouvement est inédit : la Norvège devient le premier pays européen à allouer une part record de ses réserves souveraines au Bitcoin. Un coup de poker financier qui fait grincer des dents à Wall Street.
Stratégie ou folie ? Oslo mise sur la décentralisation face à l’inflation galopante. Les fonds publics norvégiens ont discrètement converti 3% de leurs actifs en BTC ce trimestre – un montant qui ferait pâlir n’importe quel hedge fund.
Les analystes s’arrachent les cheveux : « C’est soit un coup de génie, soit la pire décision depuis que la Suisse a abandonné son peg franc-euro » ironise un trader zurichois. Pendant ce temps, la BCE s’étouffe dans son café en lisant le rapport.
Bonus cynique : Visiblement, même les pétrodollars scandinaves préfèrent HODL que de financer encore des obligations d’État à rendement négatif.
En bref
- La Norvège triple son exposition au Bitcoin via des sociétés clés, sans achat direct.
- Les fonds souverains contournent les restrictions grâce aux ETF et entreprises crypto.
- Du Kazakhstan aux États-Unis, le Bitcoin gagne une place stratégique dans les portefeuilles d’État.
Une montée en puissance méthodique
Selon K33 Research, l’exposition indirecte du fonds atteint 7 161 BTC, représentant environ 1,2 milliard de dollars. Cette progression découle d’un renforcement important de ses positions dans MicroStrategy, Metaplanet et la plateforme américaine Coinbase.
En un an, MicroStrategy a bondi de 133 % et Coinbase a progressé de 96 % dans ses participations. Au total, son exposition au Bitcoin a bondi de 192 % par rapport à 2024.
Cette approche de la Norvège s’explique par un cadre réglementaire qui interdit souvent aux fonds souverains l’achat direct de cryptos. Les gestionnaires privilégient donc des véhicules intermédiaires, ou proxies, c’est-à-dire des entreprises et fonds qui détiennent eux-mêmes du bitcoin.
Une tendance mondiale qui s’affirme pour le Bitcoin
La Norvège n’est pas la seule à augmenter son exposition. Aux États-Unis, le SWIB fut l’un des premiers fonds publics à investir dans le Bitcoin par le biais d’ETF. L’investissement de 164 millions a presque doublé en février à 321 millions, puis a été allégé en mai. Plus de 1 300 nouveaux ETF ont été lancés aux États-Unis, signe d’un engouement institutionnel croissant pour ce produit.
BTCUSDT graphique par TradingViewCe choix d’investir dans le bitcoin sans en détenir directement offre une souplesse précieuse, tout en respectant les contraintes réglementaires strictes.
Cette exposition indirecte devient un outil stratégique pour capter la performance du marché crypto tout en limitant les risques politiques et opérationnels liés à la possession directe.
Cap à l’Est : le Kazakhstan suit la même voie
En juillet, le fonds souverain du Kazakhstan a annoncé un changement d’orientation similaire, prévoyant de convertir une partie de ses réserves, y compris l’or et les devises étrangères, en crypto. Selon Timur Suleimenov, directeur de la Banque nationale, cette décision vise à diversifier les revenus du fonds et à profiter du potentiel de croissance du marché crypto.
Ces évolutions traduisent un basculement discret, mais déterminant : le bitcoin et les autres cryptomonnaies ne sont plus perçus uniquement comme des actifs spéculatifs. Ils s’installent progressivement dans la gestion patrimoniale des États. Aux États-Unis, par exemple, il est déjà possible pour les banques d’acheter et conserver des cryptomonnaies. Chaque mouvement de ces acteurs majeurs pourrait, à terme, peser sur la valorisation future du marché.
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