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La BCE adopte la blockchain pour révolutionner les paiements : l’avenir est là

La BCE adopte la blockchain pour révolutionner les paiements : l’avenir est là

Published:
2025-07-02 08:00:00
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La Banque Centrale Européenne passe à l'offensive technologique.

Oubliés les virements lents et les frais cachés—la blockchain s'impose comme l'arme fatale de la BCE pour moderniser son système de paiements. Un virage historique… et un aveu implicite : même les gardiens de l'euro ne peuvent plus ignorer la disruption cryptographique.

Les détails techniques restent flous, mais le message est clair : les dinosaures financiers commencent enfin à craindre l'extinction. Reste à voir si cette conversion soudaine à la religion de la décentralisation survivra à la prochaine crise des stablecoins—ou aux pressions politiques habituelles.

Pendant ce temps, les banques traditionnelles grattent fébrilement leurs registres comptables… avec des stylos à encre, probablement.

Un haut responsable de la BCE tamponne deux documents blockchain holographiques sur une table marbrée, sous le drapeau européen. L’éclairage orange dramatise cette scène solennelle de validation technologique.

En bref

  • La BCE valide deux projets pour intégrer la blockchain dans le règlement des transactions en monnaie centrale.
  • Le projet « Pontes » connectera les plateformes DLT aux services TARGET dès 2026.
  • « Appia », une solution plus ambitieuse, vise l’intégration mondiale de la technologie DLT dans les paiements.

La BCE lance son offensive blockchain avec les projets Pontes et Appia

Le 1er juillet 2025, la Banque centrale européenne a annoncé avoir validé deux séries de travaux stratégiques pour intégrer la technologie de registre distribué (DLT) dans le règlement des paiements. 

Ces initiatives visent à connecter les infrastructures actuelles de l’Eurosystème aux innovations du Web3, tout en conservant un contrôle central sur la monnaie.

Le premier projet, baptisé « Pontes », sera lancé en phase pilote d’ici le troisième trimestre 2026. Il permettra de relier les plateformes DLT (comme celles utilisées dans la finance décentralisée ou la tokenisation d’actifs) aux services TARGET, qui assurent actuellement les règlements interbancaires et titres en Europe. L’objectif : ne pas laisser ces plateformes se développer en silo, mais les intégrer à l’écosystème européen.

À plus long terme, le projet « Appia » explorera les moyens de rendre cette technologie compatible avec des flux transfrontaliers globaux, en s’ouvrant potentiellement à d’autres devises et infrastructures financières. C’est une démarche prudente mais stratégique, où l’Europe cherche à ne pas répéter les erreurs du passé sur le digital.

Cette annonce s’inscrit dans la continuité d’une phase de tests menée entre mai et novembre 2024, dont le rapport publié mardi met en lumière les bénéfices de la DLT : réduction des coûts, limitation des risques de règlement, et efficacité accrue dans les transferts de fonds.

Réponse stratégique à l’hégémonie des stablecoins américains ?

Si cette orientation semble avant tout technocratique, elle s’inscrit en réalité dans une bataille monétaire mondiale. 

Tandis que les États-Unis avancent rapidement sur la régulation des stablecoins (avec le soutien du Congrès et de la FED), la Banque de France multiplie, elle, les avertissements. 

Le risque ? Une privatisation de la monnaie par les géants américains comme Circle (USDC) ou Tether (USDT), qui représentent ensemble plus de 215 milliards de dollars.

USDCUSDT graphique par TradingView

Dans ce contexte, le choix de la BCE de miser sur une infrastructure publique compatible DLT peut être lu comme une riposte indirecte. Plutôt que de bloquer ou interdire les stablecoins, l’Europe cherche à proposer une alternative technologique et réglementaire, via l’euro numérique et une intégration maîtrisée de la blockchain dans ses processus de règlement.

Cela permettrait à l’Europe de maintenir son autonomie monétaire tout en se dotant d’outils compétitifs face à la finance programmable et instantanée qui se développe outre-Atlantique. Et ce choix est crucial : selon certaines études, 66 % des paiements par carte dans la zone euro dépendent aujourd’hui d’infrastructures non-européennes.

Face à une finance mondiale en pleine mutation, la BCE prend enfin le virage de la blockchain. « Pontes » et « Appia » ne sont pas de simples projets techniques : ils incarnent une vision stratégique pour éviter que l’Europe ne devienne un simple spectateur dans la révolution crypto. Reste à savoir si cette ambition saura convaincre les marchés… avant que les stablecoins ne fassent la loi.

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