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Stablecoins en péril : La Banque de France rejoint la BIS pour lancer un cri d’alarme

Stablecoins en péril : La Banque de France rejoint la BIS pour lancer un cri d’alarme

Published:
2025-06-26 13:00:00
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Les gardiens traditionnels de la finance s'agitent face à l'essor des stablecoins. Après la Banque des Règlements Internationaux (BIS), c'est au tour de la Banque de France de tirer la sonnette d'alarme.

Risques systémiques ou peur de perdre le contrôle ? Les banques centrales multiplient les avertissements face aux cryptomonnaies stables, ces acteurs numériques qui menacent leur monopole monétaire.

Avec leur croissance fulgurante, les stablecoins pourraient bien devenir le cheval de Troie de la décentralisation financière - au grand dam des institutions qui n'ont toujours pas digéré le Bitcoin.

Et si, finalement, cette 'alerte' n'était qu'un aveu de faiblesse des banques traditionnelles ? Après tout, quand on a passé des décennies à jouer avec les taux directeurs, toute concurrence doit sembler dangereuse.

Quatre hommes en costume, concentrés, observant un hologramme de stablecoin au-dessus du monde, avec une lueur orange intense.

En bref

  • Les stablecoins sont jugés risqués : liquidité, cybersécurité, manipulation et fraude sont les inquiétudes majeures.
  • Le dollar domine ces crypto-actifs, renforçant les craintes de perte de souveraineté monétaire européenne.
  • La Banque de France pousse l’idée d’un euro numérique pour contrer l’hégémonie des stablecoins américains.
  • Le marché des stablecoins pèse plus de 250 milliards de dollars, dominé par USDT et USDC.

Une guerre douce : quand les stablecoins deviennent un risque souverain

Les stablecoins,? Tandis que la Banque des Règlements Internationaux les juge inefficaces et dangereux pour l’économie mondiale, la Banque de France n’est pas en reste. « Il y a toutes sortes de risques autour de ces stablecoins », déclarait Agnès Bénassy-Quéré, sous-gouverneure à la Banque de France, en juin dernier. 

Elle citait :. Ce n’est pas anodin. Derrière ce langage maîtrisé, c’estqui est visé.

La Banque de France ne mâche plus ses mots. Selon elle, l. Le spectre d’une désintermédiation complète fait surface. Et l’ombre des États-Unis plane. Car le Sénat américain, lui, vient d’adopter un projet de loi structurant pour ces actifs.. Une hégémonie renforcée.

En mai 2022, la chute brutale du TerraUSD reste dans les esprits. Une seule vague de retraits avait suffi à faire dévisser le cours. Résultat ? Des milliards évaporés, et une illustration concrète du chaos que ces crypto-actifs peuvent générer.

François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, va plus loin. Il évoque. Dans une conférence tenue à Paris le 10 juin 2025, il insiste : 

Ils posent un risque sérieux de privatisation de la monnaie.

Crypto-régulation ou concurrence ? L’Europe en quête d’un équilibre

Face à la montée des stablecoins, l’Europe cherche. Et celle-ci porte un nom : l’. Présenté comme une alternative crédible, ce « billet numérique » vise à garantir l’dans un monde dominé par les plateformes crypto.

Le gouverneur l’a affirmé : « La distribution s’appuiera sur un partenariat public-privé avec les banques commerciales ». Ce projet,, devrait se concrétiser d’ici fin 2025. En parallèle, les discussions autour de stablecoins euro-compatibles se multiplient. Certains acteurs réfléchissent à tokeniser les dépôts bancaires.

Chiffres à retenir :

  • 254 milliards de dollars : capitalisation totale des stablecoins (source : CoinGecko, juin 2025) ;
  • 155 milliards pour l’USDT, 60 milliards pour l’USDC : deux géants américains ;
  •  66 % des paiements par carte en zone euro dépendent de réseaux internationaux ;
  •  2022 : effondrement du TerraUSD, perte estimée à 40 milliards de dollars ;
  •  2025 : objectif officiel de lancement de l’euro numérique par la BCE.

Les stablecoins ne sont plus qu’un produit crypto exotique. Ils deviennent, utilisé dans la DeFi, les paiements quotidiens, et même dans les écosystèmes des Big Tech. Uber, Apple et X explorent déjà les intégrations.

Les voix européennes, elles, réclament un encadrement strict. Mais la pression monte. D’un côté, le dynamisme américain, de l’autre, la prudence européenne. Et au milieu ? Des marchés qui réclament clarté, rapidité et stabilité.

La bataille du stablecoin est donc lancée. Et l’enjeu n’est plus purement financier : il est stratégique.

La Banque des Règlements Internationaux (BIS) partage sans doute les inquiétudes de la Banque de France. Mais elle n’ignore pas la révolution en marche. La tokenisation d’actifs, déjà amorcée par Blackrock, est désormais capitalisée par Real, un acteur qui transforme cette disruption en modèle viable. Et ce virage, lui, ne fait que commencer.

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