Le PDG de Coinbase sonne l’alarme : la réouverture de la loi GENIUS menace-t-elle l’innovation crypto ?
Une bombe réglementaire est sur le point d'exploser. Brian Armstrong, le patron de Coinbase, tire la sonnette d'alarme : le projet de réouverture de la loi GENIUS pourrait figer l'innovation dans le secteur des actifs numériques.
Un retour en arrière dangereux
Le texte, ressuscité des limbes législatifs, vise à imposer des garde-fous conçus pour l'ère pré-blockchain. Son application au monde crypto reviendrait à réguler l'Internet avec les règles du télégraphe. Les développeurs craignent un étouffement pur et simple.
L'innovation contre la bureaucratie
Le cœur du débat bat entre deux visions. D'un côté, une frénésie réglementaire poussée par des agences en quête de pertinence. De l'autre, un écosystème qui a construit, sans permission, l'infrastructure financière de demain. La loi GENIUS pourrait donner un coup de frein brutal à cette dynamique.
Les enjeux pour l'industrie
Pour les exchanges et les protocoles DeFi, l'incertitude est le pire des scénarios. Des règles floues ou inadaptées paralysent les investissements et poussent les talents à l'étranger. Un cadre clair est urgent, mais il doit provenir d'une compréhension réelle de la technologie, pas d'une peur archaïque.
L'alerte d'Arminson n'est pas qu'un combat d'entreprise. C'est un rappel : l'avenir de la finance se construit maintenant, souvent en dépit des vieux manuels. La vraie génie, finalement, réside peut-être dans la capacité à ne pas réguler ce qu'on ne comprend pas.
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En bref
- Brian Armstrong affirme que la réouverture de la loi GENIUS nuirait à la concurrence sur le marché des stablecoins et retarderait des avancées obtenues après des mois de négociations législatives.
- Les banques sont accusées de faire du lobbying pour bloquer les récompenses associées aux stablecoins, qui permettent aux plateformes crypto de partager les rendements avec les utilisateurs.
- Les changements envisagés pourraient restreindre à la fois les modèles de récompenses directs et indirects utilisés par les plateformes de stablecoins et par des tiers.
- Les législateurs étudient également des propositions visant à alléger la fiscalité sur les petits paiements en stablecoins et sur les récompenses issues du staking crypto.
Brian Armstrong trace une ligne rouge sur les modifications de la loi GENIUS
Dans une publication partagée dimanche sur X, Brian Armstrong a estimé que la réouverture de la loi GENIUS constituerait une véritable « ligne rouge ». Il soutient que les banques tentent activement de bloquer les mécanismes de récompenses liés aux stablecoins afin de limiter l’influence croissante des plateformes fintech. Coinbase, a-t-il ajouté, s’opposerait fermement à toute tentative de révision de la législation après de longs mois de négociations.
Selon Armstrong, cette résistance bancaire traduit une vision à court terme. Il estime que les institutions financières finiront par soutenir les récompenses en stablecoins dès lors qu’elles en percevront le potentiel économique. Les efforts de lobbying actuels, affirme-t-il, ont surtout contribué à ralentir les progrès et à soulever des questions éthiques, sans améliorer concrètement la protection des consommateurs.
La loi GENIUS a été conçue par les législateurs afin de trouver un équilibre entre innovation et supervision. Elle interdit aux émetteurs de stablecoins de verser directement des intérêts, tout en autorisant les plateformes et des acteurs tiers à proposer des récompenses via d’autres structures. Cette distinction est aujourd’hui au cœur des tensions entre les banques traditionnelles et les entreprises du secteur crypto.
Les banques alertent sur les récompenses des stablecoins face aux rendements crypto
Le débat s’est intensifié à la suite des déclarations de, membre du conseil d’administration et responsable du développement commercial chez. Il a expliqué pourquoi certaines banques souhaitent que les législateurs reviennent sur la loi, avertissant que les amendements envisagés pourraient réduire de manière significative les récompenses liées aux stablecoins.
Avery a mis en avant plusieurs points clés expliquant l’opposition des banques :
- Les amendements proposés pourraient limiter à la fois les récompenses directes et indirectes associées aux stablecoins.
- Les plateformes risqueraient de perdre la capacité de redistribuer les rendements via des programmes tiers.
- Les banques perçoivent environ 4 % de rendement sur les réserves déposées auprès de la Réserve fédérale.
- Les comptes d’épargne traditionnels offrent souvent peu, voire aucun intérêt.
- Les études disponibles ne montrent pas de preuves claires de pertes massives de dépôts dans les banques communautaires.
Selon Avery, les banques présentent ces enjeux comme des questions de sécurité alors qu’elles cherchent avant tout à protéger leurs marges bénéficiaires. Les plateformes de stablecoins, en redistribuant une partie des rendements aux utilisateurs, remettent en cause un modèle établi de longue date et contraignent les banques à repenser leurs pratiques.
La discussion autour des stablecoins ne se limite désormais plus aux récompenses. La semaine dernière, des législateurs américains ont présenté un projet de loi visant à assouplir la fiscalité liée à l’utilisation quotidienne des cryptomonnaies. Les représentants Max Miller et Steven Horsford ont notamment proposé d’exempter de l’impôt sur les plus-values les paiements en stablecoins inférieurs à 200 dollars, afin d’en faciliter l’usage pour les dépenses courantes.
D’autres dispositions permettraient également aux utilisateurs de différer la déclaration des revenus issus du staking et des récompenses de minage pendant une période pouvant aller jusqu’à cinq ans. Pris dans leur ensemble, ces projets illustrent la place croissante des stablecoins au cœur des débats américains sur la politique financière et fiscale.
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