Chine : Le mining Bitcoin explose grâce à une électricité incroyablement bon marché
Le mining Bitcoin connaît un renouveau spectaculaire en Chine alors que les coûts d'électricité s'effondrent.
La renaissance minière
Les mineurs de crypto reviennent en force - les tarifs électriques ont chuté si bas que l'extraction de Bitcoin redevient massivement rentable. Les fermes de minage reprennent du service à travers le pays, profitant d'un avantage concurrentiel qui fait pâlir le reste du monde.
Une opportunité en or
L'énergie à prix cassé transforme la Chine en paradis du mining. Les opérations repartent à plein régime tandis que les mineurs capitalisent sur cette manne inattendue. Le hashrate du réseau Bitcoin pourrait bien atteindre de nouveaux sommets.
Les régulateurs regardent cette résurgence d'un œil sceptique, se demandant combien de temps durera cette fête énergétique avant que la facture n'arrive - littéralement.
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En bref
- Le mining de bitcoin est revenu en Chine grâce aux excédents d’énergie dans certaines provinces.
- Des entreprises comme Canaan explosent leurs ventes locales en raison des tarifs américains et du prix BTC.
- Hong Kong légalise les stablecoins pendant que Pékin ferme les yeux sur les activités crypto clandestines.
- D’autres pays, comme la Russie ou le Nigeria, ont aussi abandonné l’interdiction au profit de régulations.
Des mines sous les radars : quand le bitcoin se cache dans les data centers
Officiellement, le mining de bitcoin reste interdit en Chine depuis 2021. Pourtant, le pays, fan de yuan numérique, détient désormais entre 14 % et 20 % du hashrate mondial, selon les données de Hashrate Index et CryptoQuant. Une remontée fulgurante pour une industrie censée être éradiquée.
Le secret ? Une énergie bon marché, difficile à exporter, notamment dans les régions comme le Xinjiang et le Sichuan. Ces provinces possèdent des surplus énergétiques colossaux, utilisés en toute discrétion pour alimenter les fermes de mining clandestines.j
Wang, un mineur basé à Urumqi, l’explique sans détour :
Une grande partie de l’énergie ne peut pas être transmise hors du Xinjiang, donc on la consomme via le mining crypto… De nouveaux projets de mining sont en construction. Tout ce que je peux dire, c’est que les gens minent là où l’électricité est bon marché.
En parallèle, l’industrie s’adapte. Les fabricants de rigs comme Canaan ont vu leurs ventes locales grimper en flèche : de 2,8 % à plus de 50 % en seulement un an. La raison ? La hausse du prix du Bitcoin et des incertitudes commerciales avec les États-Unis.
Bitcoin, mais pas que : la crypto continue de miner sous la cendre
Cette reprise minière ne se limite pas à bitcoin. Des projets liés à Ethereum, litecoin et même des stablecoins émergent dans l’ombre. Malgré le discours officiel, le marché crypto chinois reste actif, ingénieux et résilient.
Pourquoi ce revirement discret ? Parce que Pékin semble opter pour une stratégie de tolérance pragmatique. Hong Kong a récemment légalisé un cadre pour les stablecoins. La Chine continentale, de son côté, étudie l’usage de stablecoins adossés au yuan, dans une logique de souveraineté monétaire.
Les signaux sont clairs, même s’ils restent non-dits. Patrick Gruhn, PDG de Perpetuals.com, ne mâche pas ses mots :
Le regain d’activité de mining en Chine est l’un des signaux les plus importants que le marché ait vus depuis des années.
Les discussions avancent, les activités se multiplient, et les investisseurs suivent.
Du bannissement à la tolérance : quand l’interdiction devient optionnelle
La Chine n’est pas un cas isolé. Plusieurs pays ont tenté d’interdire la crypto avant de rétropédaler. En Russie, en Inde, au Nigeria, ou même au Zimbabwe, les interdictions se sont transformées en régulations. Pourquoi ? Parce que interdire ne suffit plus.
La Chine suit cette logique ambivalente. Elle interdit sur le papier, mais tolère dans les faits, là où cela profite aux économies locales. En parallèle, le hashrate mondial atteint 1043 EH/s, malgré une chute du hashprice à 35 $ par PH/s. Les marges sont plus serrées, mais l’activité reste rentable.
Les mineurs savent s’adapter, même sous pression. Le matériel est mobile, les data centers prolifèrent, et la demande pour les cryptos demeure constante. Résultat : la Chine redevient un géant… sans le dire.
Ce qu’il faut retenir en chiffres
- 14 à 20 % du hashrate mondial est aujourd’hui localisé en Chine ;
- Les ventes domestiques de rigs Canaan sont passées de 2,8 % à plus de 50 % ;
- Le hashrate mondial atteint 1043 EH/s, mais le hashprice chute à 35 $ ;
- Pékin envisage des stablecoins adossés au yuan pour contrer le dollar ;
- Plusieurs ex-bannis comme la Russie ou le Zimbabwe régulent aujourd’hui l’industrie crypto.
Pendant que l’industrie crypto se développe en douce, l’économie chinoise traverse une zone de turbulence. Les investissements privés chutent, les marges se réduisent, et la croissance ralentit. Face à cette réalité, Pékin pourrait bien fermer les yeux encore un moment sur les mineurs, tant que l’électricité reste bon marché… et les retombées positives.
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