Ethereum : Pourquoi les institutions financières en raffolent toujours en 2025
Malgré les turbulences des marchés, Ethereum reste le chouchou des grands acteurs financiers. Voici pourquoi.
La blockchain préférée de Wall Street
Avec ses smart contracts et son écosystème en pleine expansion, Ethereum offre ce que les banques traditionnelles ne peuvent pas : des transactions sans intermédiaire, 24h/24. Même les plus sceptiques commencent à plier – après avoir tenté (en vain) de construire leurs propres solutions privées.
Un pari technologique qui paye
Le passage réussi au Proof-of-Stake a éliminé le principal argument écologique contre ETH. Résultat ? Les fonds institutionnels affluent, surtout depuis que les ETF sur ETH ont finalement été approuvés.
Ironie ultime : ces mêmes institutions qui méprisaient les 'crypto-bros' en 2018 dépensent maintenant des millions pour recruter leurs développeurs. La finance traditionnelle adore finalement la décentralisation... quand elle peut la contrôler.
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En bref
- Joseph Chalom, ex-responsable des actifs numériques chez BlackRock, affirme qu’Ethereum deviendra l’infrastructure digitale de Wall Street.
- Le cours de l’ETH a franchi à la baisse le support technique des 3 600 dollars et pourrait atteindre les 3 300 dollars.
- Sharplink, la société dirigée par Chalom, détient plus de 3 milliards de dollars en Ethereum et mise activement ces avoirs.
- Les institutions adoptent massivement Ethereum pour les stablecoins, la tokenisation d’actifs et les contrats intelligents.
Wall Street mise tout sur Ethereum malgré la tempête
Joseph Chalom ne mâche pas ses mots. L’ancien responsable des actifs numériques chez BlackRock vient de livrer une prédiction aussi audacieuse que claire : « ethereum ne sera pas seulement une blockchain, mais l’infrastructure numérique de Wall Street ». Une déclaration forte alors que l’ETH traverse une zone de turbulence, oscillant autour des 3 558 dollars après avoir perdu un support clé.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Aujourd’hui co-PDG de Sharplink, une société de gestion d’actifs numériques, Chalom a placé plus de 3 milliards de dollars en Ethereum. Mieux encore, il prévoit de miser la majeure partie de ces avoirs pour générer des revenus passifs. Avec un rendement annuel moyen de 3 % grâce au staking, l’Ether offre aux institutions un avantage unique : combiner sécurité et rentabilité.
Cette confiance n’est pas isolée. JPMorgan a récemment investi 102 millions de dollars dans Bitmine, une entreprise détenant plus de 3 millions d’ETH. La banque américaine contourne ainsi l’achat direct de cryptos tout en s’exposant massivement à Ethereum. Un signal fort qui montre que les grandes institutions financières misent désormais sur le long terme, au-delà des soubresauts quotidiens du marché.
Le parcours de Chalom chez BlackRock parle de lui-même. Il a supervisé la plateforme Aladdin et piloté des partenariats stratégiques avec Circle et Securitize. Son empreinte se retrouve également dans le succès retentissant de l’ETF bitcoin spot (IBIT) lancé par BlackRock.
Pour lui, Ethereum héberge déjà la majorité des stablecoins, des actifs tokenisés et des contrats intelligents en circulation. « À terme, nous ne parlerons plus de DeFi ou de TradFi. Nous parlerons simplement de finance, et son infrastructure sera Ethereum », assure-t-il.
ETHUSDT graphique par TradingViewUne volatilité à court terme face à un potentiel structurel
Les traders restent prudents. L’analyste Ted Pillows met en garde contre une possible chute vers les 3 300 dollars. La structure graphique d’Ethereum montre des signes de faiblesse après son incapacité à se maintenir au-dessus de la zone des 3 600-3 700 dollars. Si ce niveau de support cède, l’ETH pourrait atteindre un nouveau plus bas mensuel.
Pourtant, les fondamentaux racontent une autre histoire. Les institutions financières s’appuient massivement sur l’écosystème Ethereum pour sa confiance, sa liquidité et sa sécurité.
La blockchain accueille des milliards de dollars en stablecoins et devient le terrain de jeu favori pour la tokenisation d’actifs réels. Les banques traditionnelles, longtemps réticentes, basculent progressivement vers cette technologie.
Le modèle de staking change la donne. Contrairement au Bitcoin, Ethereum offre un rendement régulier à ses détenteurs. Cette caractéristique attire les investisseurs institutionnels en quête de revenus stables.
Pour Sharplink et d’autres acteurs majeurs, c’est un argument décisif. La possibilité de générer des rendements tout en sécurisant le réseau transforme l’Ether en un actif hybride unique.
Les analystes reconnaissent que la volatilité actuelle pourrait se prolonger, surtout si le Bitcoin continue d’évoluer latéralement. Mais ils soulignent également qu’une fois la tempête passée, la position fondamentale d’Ethereum dans la finance mondiale constituera un socle solide pour rebondir.
En somme, Wall Street ne regarde plus Ethereum comme une expérimentation risquée, mais comme l’épine dorsale de sa transformation numérique. Les turbulences actuelles du marché ne changent rien à cette vision de long terme. Reste à savoir si les investisseurs particuliers sauront suivre le mouvement avant que les institutions n’accaparent l’essentiel des positions stratégiques.
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