Le maire de New York lance un bureau blockchain en dernière minute avant son départ
New York se dote d'une division blockchain en pleine transition politique
Une décision surprise en fin de mandat
Le maire sortant frappe un dernier coup pour l'innovation technologique - création d'un bureau dédié à la blockchain alors que son administration touche à sa fin. Un mouvement qui pourrait bien redéfinir l'approche réglementaire de la ville envers les cryptomonnaies.Les sceptiques s'interrogent sur le timing
Pourquoi attendre les derniers jours du mandat ? Certains y voient une manœuvre politique, d'autres un véritable engagement pour l'avenir technologique de la métropole. Les traders de Wall Street, habitués aux délais plus prévisibles, doivent se gratter la tête devant cette soudaine poussé d'innovation bureaucratique.Un héritage technologique en question
Ce bureau blockchain pourrait survivre au changement d'administration, ou devenir une simple note de bas de page dans l'histoire municipale. Une chose est sûre : New York continue de se positionner comme un hub financier tourné vers l'avenir, même si cet avenir arrive un peu tard dans le calendrier politique.
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En bref
- Le maire de New York crée le Bureau des actifs numériques et de la technologie Blockchain, une première aux États-Unis.
- Moises Rendon, conseiller en politiques blockchain depuis 2024, prendra la tête de cette nouvelle structure.
- Adams quittera ses fonctions en janvier 2026 après avoir abandonné sa campagne de réélection en septembre dernier.
- Ce bureau vise à attirer les investissements crypto et à faire de New York « la capitale mondiale des actifs numériques ».
New York lance un bureau blockchain, une première aux États-Unis
Eric Adams a signé mardi le décret exécutif n° 57, donnant naissance au Bureau des actifs numériques et de la technologie Blockchain.
Cette structure, rattachée directement au bureau du maire, sera dirigée par Moises Rendon, un ancien conseiller en politiques blockchain qui travaille au Bureau de l’innovation et de la technologie depuis 2024.
« Notre Bureau des actifs numériques et de la blockchain, une première nationale, contribuera à faire de nous la capitale mondiale des actifs numériques », a déclaré Adams sur X.
L’objectif est clair : attirer les talents et les capitaux de l’industrie crypto vers la Grosse Pomme. Pour y parvenir, le bureau créera d’abord une commission de dirigeants d’actifs numériques chargée d’orienter ses travaux.
Cette initiative fait suite au lancement d’un conseil en actifs numériques en mai dernier. À l’époque, Adams avait également évoqué l’utilisation de la blockchain pour gérer les actes de naissance et de décès. Il avait même appelé à l’abolition de la controversée BitLicense, cette réglementation new-yorkaise réputée pour sa rigueur excessive.
Le timing de cette annonce interpelle. Adams avait en effet abandonné sa campagne de réélection fin septembre, citant les « spéculations médiatiques » et le blocage de millions de dollars par le conseil de financement de campagne. Ses ennuis judiciaires et le climat politique tendu avaient rendu sa candidature « intenable ».
BTCUSDT graphique par TradingViewUn héritage incertain pour le « maire Bitcoin »
Adams s’était forgé une réputation de fervent défenseur du Bitcoin dès 2022, en acceptant ses premiers salaires en bitcoin et Ethereum.
Avec la flambée des cours depuis, il n’a pas manqué de tacler les sceptiques : « Qui rit maintenant ? » Cette posture lui avait valu le surnom de « Bitcoin Mayor », qu’il a porté comme un étendard tout au long de son mandat.
Mais l’avenir de cette politique pro-crypto reste incertain. Selon les marchés de prédiction comme Polymarket, Zohran Mamdani dispose d’environ 88 % de chances de remporter l’élection de novembre.
Andrew Cuomo, ancien gouverneur de New York se présentant en indépendant, arrive en deuxième position avec 10 % de probabilités. Aucun des deux n’a affiché le même enthousiasme qu’Adams pour les cryptomonnaies.
Le contrôleur de la ville, Brad Lander, avait d’ailleurs qualifié certaines propositions d’Adams, notamment l’idée d’une obligation Bitcoin pour New York, de « juridiquement douteuses et fiscalement irresponsables ». Cette opposition illustre la fracture qui persiste au sein de l’administration municipale sur ces questions.
En somme, New York se dote d’un instrument de politique industrielle à l’ère crypto. Si la prochaine administration maintient l’élan, l’office peut devenir un moteur d’emplois, d’attraction de capitaux et d’innovation utile. Pour Bitcoin et la finance tokenisée, la clarté new-yorkaise pourrait faire pencher la balance… au-delà du symbole.
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