Uber se penche (à nouveau) sur les paiements en crypto – les stablecoins en tête de liste

Uber relance le débat sur les cryptomonnaies comme moyen de paiement. Cette fois, l'entreprise semble particulièrement intéressée par les stablecoins – ces jetons moins volatils adossés à des monnaies fiduciaires.
Une nouvelle tentative pour séduire la communauté crypto, ou juste un coup de com' pour faire parler ? Après tout, même les traders les plus aguerris savent que l'adoption massive reste un mirage lointain.
Reste que la simple évocation d'un tel projet par un géant comme Uber pourrait donner un coup de pouce bienvenu au marché – surtout si cela se concrétise avant le prochain cycle de bull run.
Stablecoins : Uber envisage à nouveau les paiements crypto
Le PDG d’Uber, Dara Khosrowshahi, a de nouveau évoquéau sein de la plateforme. Cette fois-ci, c’est l’usage des stablecoins qui semble retenir l’attention de la direction. Une annonce qui intervient près de trois ans après des déclarations similaires, restées sans suite.
Un intérêt pragmatique pour les stablecoins
Les stablecoins font partie des applications les plus intéressantes de la crypto, car ils présentent un avantage pratique au-delà du simple stockage de valeur.
Invité jeudi à la conférence Bloomberg Tech à San Francisco, Khosrowshahi a précisésur l’usage opérationnel des. Il a salué leur potentiel concret, notamment pour les grandes entreprises opérant à l’international et confrontées à des problématiques de transferts de fonds transfrontaliers.
Pour lui, leuren font un outil prometteur, bien plus adapté à des usages commerciaux que les cryptos volatiles comme le Bitcoin.
Un retour aux ambitions de 2019 pour Uber
n’en est pas à sa première tentative dans le domaine. En 2019, l’entreprise avait rejoint, l’initiative stablecoin de Meta (ex-Facebook), aujourd’hui abandonnée. Depuis, la firme a évoqué à plusieurs reprises l’idée d’accepter les paiements en crypto, sans toutefois passer à l’action.
En septembre 2021, Khosrowshahi avait confié à CNBC qu’Uber « envisagerait »ou d’autres cryptomonnaies. Mais il s’était montré catégorique sur un point : aucune intention de placer des cryptos au bilan. « Nous garderons notre trésorerie en sécurité », avait-il assuré.
En février 2022, l’ouverture semblait plus franche : lors d’un entretien avec Bloomberg, le PDG affirmaità l’avenir, tout en insistant sur le fait que le timing n’était pas encore le bon. Il conditionnait alors cette adoption à des frais de transaction réduits et à une empreinte écologique plus modérée.
Prudence ou stratégie d’attente ?
Jusqu’à présent, chaque sortie médiatique de Khosrowshahi sur le sujet n’a pas débouché sur une action concrète. Le timing de ses précédentes déclarations a même coïncidé avec des phases de stagnation, voire de chute, sur le marché crypto : ses propos de février 2022 avaient précédé de peu le grand crash du printemps.
Reste à savoir si cette nouvelle sortie prépare enfin le terrain à un virage concret, ou sicontinue à temporiser en attendant un environnement plus mature. Le message est clair :divise, mais les stablecoins intriguent, surtout quand il s’agit de fluidifier les paiements à l’échelle mondiale.