Crypto et banques : La FDIC amorce un virage stratégique sur le « risque réputationnel »
Vers la fin d’un levier controversé dans la supervision bancaire
Sous la pression croissante des législateurs républicains et des acteurs de l’industrie crypto, la(FDIC) annonce un changement de cap historique : l’dans ses mécanismes de supervision. Cette initiative intervient dans un contexte tendu, où plusieurs entreprises liées aux actifs numériques dénoncent leur exclusion systématique de services bancaires essentiels.
NEWS: The @FDICgov is going to eliminate the use of reputational risk as a component of bank supervision.
This follows the Committee’s passage of @SenatorTimScott’s FIRM Act, which would codify the elimination of reputational risk across all federal banking regulators.
Dans une lettre adressée lundi au représentant Dan Meuser, Travis Hill, président par intérim de la, affirme que l’agence travaille activement à un. Il y précise que les régulateurspour critiquer ou sanctionner les activités bancaires.
La réputation d’une banque est importante, mais la plupart des menaces qui y sont liées se manifestent déjà à travers les canaux traditionnels comme le risque de crédit ou le risque de marché.
Un signal fort à l’industrie crypto
Ce repositionnement marque une. Depuis des années, de nombreuses entreprises du secteur dénoncent leur mise à l’, malgré des bilans solides et une conformité réglementaire croissante. La suppression du « risque réputationnel » comme critère d’évaluation ouvre la voie à un accès plus équitable aux services financiers.
Matthew Sigel, responsable de la recherche sur les actifs numériques chez, a salué cette annonce comme un « grand pas en avant contre Chokepoint 2.0« . Cette expression, popularisée par l’investisseur Nic Carter, désigne une stratégie officieuse des régulateurs américains visant àen restreignant leur accès au système bancaire, sous couvert de considérations morales ou politiques.
Une dynamique politique affirmée
Le mouvement engagé par las’inscrit dans un élan plus large initié au Congrès. Le président républicain de la commission bancaire du Sénat, Tim Scott, a récemment proposé le, un projet de loi visant à interdire l’usage du risque réputationnel dans toute supervision bancaire fédérale. Le texte a franchi une première étape avec le soutien de la majorité républicaine, bien qu’aucun sénateur démocrate ne l’ait approuvé.
De son côté, l’(OCC) a également décidé, la semaine dernière, dede ses manuels et directives. Si l’agence précise que cela ne modifie pas ses attentes générales en matière de gestion des risques, la coordination de ces annonces démontre une volonté fédérale de réformer en profondeur les outils de supervision.
Débanking, crypto et l’ombre de Trump
Cette remise en question du risque réputationnel trouve aussi unfort dans la campagne présidentielle., désormais président, a promis de mettre fin à toute forme de discrimination bancaire envers des secteurs jugés sensibles. Il a explicitement repris le terme « Operation Choke Point 2.0« , critiquant une approche qu’il considère comme politisée.
Pour les acteurs de la finance numérique, cette évolution pourrait ouvrir une nouvelle ère : celle d’un accès normalisé au crédit et aux services bancaires, fondé sur les fondamentaux économiques plutôt que sur des jugements subjectifs ou idéologiques.
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