La Chine réduit de moitié les exemptions fiscales pour les véhicules électriques en 2026 et ajuste les subventions à l’échange
- Comment BYD compte-t-elle s'adapter au nouveau paysage réglementaire chinois ?
- Quels sont les changements majeurs dans la politique chinoise des VE ?
- Pourquoi l'Europe représente-t-elle un espoir pour les constructeurs chinois ?
- Questions fréquentes
Alors que le marché chinois des véhicules électriques entre dans une nouvelle phase, le gouvernement réduit significativement ses incitations fiscales tout en modifiant les règles des programmes de subventions. Ces changements impactent directement des acteurs majeurs comme BYD, qui doit désormais compenser le ralentissement local par une expansion internationale accélérée.
Comment BYD compte-t-elle s'adapter au nouveau paysage réglementaire chinois ?
Lors d'une conférence de presse à Shanghai, Li Yunfei, directeur général de la division marque et relations publiques de BYD, a dévoilé des objectifs de ventes à l'exportation ambitieux pour 2026. Cette annonce intervient dans un contexte où le constructeur automobile - désormais leader mondial devant Tesla - fait face à un double défi : le retrait progressif des aides gouvernementales en Chine et une intensification de la concurrence locale.
L'an dernier, BYD avait écoulé 1,05 million de véhicules hors de Chine. Bien que la nouvelle cible représente une augmentation significative, certains analystes comme ceux de Citigroup estiment que BYD pourrait viser encore plus haut d'ici 2026, avec des projections allant jusqu'à 1,6 million d'unités.
Quels sont les changements majeurs dans la politique chinoise des VE ?
Depuis le 1er janvier 2026, les acheteurs de véhicules à énergie nouvelle ne bénéficient plus d'une exonération fiscale complète. Le gouvernement a divisé par deux ce dispositif phare, selon les informations de CarNewsChina. Parallèlement, le programme d'échange ("scrappage") a été revu avec des conditions plus strictes : le prix minimum pour obtenir le remboursement maximal a été relevé, défavorisant ainsi les modèles d'entrée de gamme.
Ces mesures ont un impact direct sur les prévisions de croissance du secteur. Bloomberg anticipe désormais une progression d'environ 10% des ventes combinées de véhicules électriques et hybrides rechargeables en 2026, contre +18% en 2025. Un ralentissement qui pousse les constructeurs à revoir leurs stratégies.
Pourquoi l'Europe représente-t-elle un espoir pour les constructeurs chinois ?
Face à ces défis domestiques, les fabricants chinois misent sur l'export. L'Union européenne envisage d'ailleurs un assouplissement de sa politique commerciale : au lieu des droits de douane élevés actuels, Bruxelles réfléchit à un système basé sur des prix minimums qui tiendrait compte des subventions publiques reçues par les constructeurs.
Malgré les barrières tarifaires existantes, les marques chinoises ont progressé sur le Vieux Continent, représentant 12,8% du marché européen des VE en novembre 2025. BYD notamment profite des difficultés de Tesla, dont les livraisons ont chuté de 8,6% en 2025 (1,64 million vs 1,79 million en 2024).
Questions fréquentes
Quel est l'objectif de ventes à l'export de BYD pour 2026 ?
BYD vise 1,3 million de véhicules vendus à l'international en 2026, selon l'annonce de son directeur Li Yunfei. Certains analystes comme Citigroup estiment même que l'objectif pourrait atteindre 1,5 à 1,6 million d'unités.
Comment ont évolué les exemptions fiscales pour les VE en Chine ?
Depuis janvier 2026, les acheteurs ne bénéficient plus que de la moitié de l'exonération fiscale précédente. Cette mesure s'inscrit dans un retrait progressif des incitations gouvernementales.
Quelle est la stratégie de BYD face à ces changements ?
Le constructeur mise sur une expansion internationale accélérée pour compenser le ralentissement attendu sur son marché domestique, tout en faisant face à une concurrence locale plus agressive.