2025 : Le SAFE Crypto Act, une nouvelle arme contre les escroqueries liées aux cryptomonnaies
- Quel est l'objectif du SAFE Crypto Act ?
- Pourquoi cette loi arrive-t-elle maintenant ?
- Comment fonctionnerait la task force ?
- Quels types de fraudes sont concernés ?
- Questions fréquentes
Alors que les fraudes aux cryptomonnaies explosent, deux sénateurs américains proposent une solution législative ambitieuse. Le SAFE Crypto Act vise à créer une task force fédérale pour mieux protéger les investisseurs, particulièrement les seniors, face à des escrocs de plus en plus sophistiqués. Avec des pertes record en 2024, cette initiative bipartisane pourrait marquer un tournant dans la régulation du secteur.
Quel est l'objectif du SAFE Crypto Act ?
Porté par les sénateurs Jerry Moran (républicain) et Elissa Slotkin (démocrate), le projet de loi "Strengthening Agency Frameworks for Enforcement of Cryptocurrency" a été dévoilé ce 18 décembre 2025. Son ambition ? Coordonner les efforts des différentes agences fédérales pour traquer et prévenir les fraudes liées aux actifs numériques.
Concrètement, le texte prévoit la création d'une task force réunissant :
- Le Département du Trésor
- Les forces de l'ordre fédérales
- Les régulateurs financiers (SEC et CFTC)
- Des experts du secteur privé
"Avec les cryptos qui gagnent en popularité, on ne peut plus se permettre des approches en silo", explique Slotkin à CoinMarketCap. La task force aurait pour missions principales de :
- Analyser les tendances actuelles des escroqueries
- Développer des méthodes de prévention
- Sensibiliser le public
- Fournir des outils d'investigation aux polices locales
Pourquoi cette loi arrive-t-elle maintenant ?
Le timing n'est pas anodin. Selon le dernier rapport du FBI, les Américains ont perduen 2024 à cause d'arnaques aux cryptos - une augmentation de 66% par rapport à 2023. Pis encore, l'analyse Chainalysis révèle que le volume total d'activités illicites a atteintl'an dernier.
"Les seniors sont particulièrement visés", note Chad Yarbrough du FBI. Les escrocs utilisent des techniques éprouvées :
- Ingénierie sociale
- Usurpation d'identité
- Construction progressive de confiance
Gabriel Shapiro, avocat spécialisé, souligne un angle mort régulatoire : "La SEC et la CFTC se concentrent sur les aspects marchés, pas sur le phishing ou les petits schémas Ponzi." D'où l'importance d'une approche transversale.
Comment fonctionnerait la task force ?
Le mécanisme prévu est assez rigoureux :
| Délai | Obligation |
|---|---|
| 1 an après création | Rapport initial aux commissions concernées |
| Ensuite | Rapports annuels |
Ari Redbord de TRM Labs, qui a traqué des fraudes massives ces deux dernières années, insiste : "Le monitoring en temps réel est crucial. Cette loi permettra des partenariats public-privé pour exploiter l'intelligence de la blockchain."
Quels types de fraudes sont concernés ?
La liste est longue et reflète la diversité des arnaques :
- Blanchiment d'argent
- Schémas Ponzi
- Ventes frauduleuses de tokens
- Escroqueries sentimentales ("romance scams")
Les plateformes centralisées restent les plus ciblées, même si la DeFi représente une part croissante des fonds volés selon Chainalysis.
Questions fréquentes
Qui sont les initiateurs du SAFE Crypto Act ?
Les sénateurs Jerry Moran (républicain) et Elissa Slotkin (démocrate), montrant une rare union bipartisane sur le sujet.
Quand la task force entrerait-elle en action ?
Si la loi est adoptée, elle aurait un an pour produire son premier rapport après sa création officielle.
Les exchanges comme BTCC sont-ils concernés ?
Oui, tous les acteurs du secteur devraient collaborer avec cette task force, dans le cadre de partenariats public-privé.