Jay Goldberg, l’unique analyste à recommander la vente de Nvidia alors que la folie de l’IA atteint son paroxysme en 2025
- Pourquoi Jay Goldberg est-il le seul à recommander la vente de Nvidia ?
- La comparaison avec la bulle internet : un scénario catastrophe ?
- Les géants du cloud : moteurs fragiles de la croissance
- Les risques sous-estimés de la chaîne d'approvisionnement
- Les optimistes contre-attaquent
- Questions fréquentes
Alors que Nvidia continue de dominer les marchés financiers avec une valorisation record, un analyste se distingue en recommandant fermement de vendre ses actions. Jay Goldberg, basé à San Francisco, est le seul parmi 80 analystes à émettre un avis négatif sur le géant des GPU. Dans cet article, nous explorons ses arguments controversés, les contrepoints des optimistes, et les parallèles troublants avec la bulle internet des années 2000.
Pourquoi Jay Goldberg est-il le seul à recommander la vente de Nvidia ?
Dans son bureau encombré d'un quartier historique de San Francisco, Jay Goldberg cultive son statut d'iconoclaste. "Il y a bien plus de choses qui pourraient mal tourner pour Nvidia que de facteurs positifs", explique-t-il. Alors que 73 analystes sur 80 recommandent d'acheter Nvidia et 6 suggèrent de conserver, Goldberg maintient son unique recommandation de vente. Son prix cible de 100$ contraste radicalement avec la moyenne du marché à 220$.
La comparaison avec la bulle internet : un scénario catastrophe ?
Goldberg puise dans son expérience des marchés pour tracer un parallèle inquiétant : "Cela ressemble étrangement au schéma que nous avons vu pendant la bulle internet. Cisco Systems avait alors bénéficié des dépenses en infrastructure, avant de s'effondrer lorsque le trafic attendu n'est jamais arrivé." Il note que Cisco n'a toujours pas retrouvé son pic de l'an 2000, un avertissement pour les investisseurs actuels.
Les géants du cloud : moteurs fragiles de la croissance
L'analyste identifie six entreprises comme véritable fondement des dépenses en IA : Microsoft, Alphabet, Amazon, Meta, Oracle et OpenAI. Ces sociétés devraient dépenser près de 400 milliards de dollars en investissements cette année, soit une augmentation de 67% par rapport à 2024. Mais Goldberg questionne : "Construisons-nous toute cette infrastructure pour des raisons principalement psychologiques ?"
Les risques sous-estimés de la chaîne d'approvisionnement
"Quand on examine où vont tous ces GPU, on découvre un enchevêtrement de contrats obscurs sur l'électricité et les propriétés", détaille Goldberg. Il craint qu'un défaut dans cette chaîne complexe ne déclenche un effet domino. Ses étagères, chargées de technologies obsolètes, servent de rappel brutal sur la volatilité du leadership technologique.
Les optimistes contre-attaquent
Frank Lee de HSBC maintient un prix cible ambitieux de 320$, anticipant une adoption plus large des accélérateurs d'IA. Pourtant, même parmi les optimistes, les voix critiques se multiplient. David Solomon, PDG de Goldman Sachs, a récemment comparé l'enthousiasme actuel pour l'IA à l'ère du dot-com.
Questions fréquentes
Pourquoi Jay Goldberg recommande-t-il de vendre Nvidia ?
Goldberg estime que les risques pour Nvidia sont sous-estimés et que la valorisation actuelle ne reflète pas la réalité des fondamentaux économiques.
Quelle est la comparaison avec la bulle internet ?
L'analyste voit des similitudes avec l'effondrement de Cisco après la bulle internet, lorsque les dépenses en infrastructure avaient dépassé la demande réelle.
Les autres analystes partagent-ils ces craintes ?
Si la majorité reste optimiste, des signes de prudence émergent, y compris parmi les dirigeants de grandes entreprises technologiques.