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UBS envisage de déménager son siège social de la Suisse aux États-Unis en 2025 face aux nouvelles règles de capital suisses

UBS envisage de déménager son siège social de la Suisse aux États-Unis en 2025 face aux nouvelles règles de capital suisses

Published:
2025-09-15 13:41:01
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La banque suisse UBS, évaluée à 126 milliards de dollars, envisage sérieusement de transférer son siège social aux États-Unis pour échapper à des régulations helvétiques jugées trop contraignantes. Après le sauvetage controversé de Credit Suisse en 2023, les autorités suisses exigent désormais un coussin de capital supplémentaire de 26 milliards de dollars - une mesure qualifiée de "disproportionnée" par UBS. En parallèle, l'administration trump multiplierait les signaux favorables pour attirer la banque outre-Atlantique, où elle bénéficierait d'un cadre régulatoire plus flexible et d'opportunités d'acquisition inédites. Un bras de fer financier aux enjeux colossaux.

Pourquoi UBS menace-t-elle de quitter la Suisse ?

La crise remonte à mars 2023, lorsque UBS a racheté son rival Credit Suisse pour 3,25 milliards de francs suisses sous la pression du gouvernement helvétique. Un an plus tard, Berne présente la facture : un renforcement des exigences de capital pour les banques "d'importance systémique", qui imposerait à UBS de bloquer 26 milliards de dollars supplémentaires en réserves. "Ces changements créeraient des exigences disproportionnées et non alignées sur les standards internationaux", a protesté la banque dans un communiqué cinglant. Selon nos informations, les dirigeants Colm Kelleher (président) et Sergio Ermotti (CEO) ont déjà entamé des pourparlers secrets avec l'équipe de Donald Trump, en marge d'un récent déplacement à Washington.

Quels avantages les États-Unis offrent-ils à UBS ?

L'administration Trump joue clairement la carte de la dérégulation pour séduire UBS. "C'est exactement ce que nous voulons", a confié un responsable de la Maison Blanche sous couvert d'anonymat, évoquant l'arrivée de banques étrangères. Le calcul est simple : installée aux États-Unis, UBS échapperait au plafond des dépôts (10% du marché après acquisition) qui bloque actuellement des géants comme JPMorgan Chase. La banque suisse pourrait ainsi racheter des établissements de taille moyenne - PNC Financial (79 milliards) ou Bank of New York (74 milliards) figureraient parmi les cibles privilégiées. Cerise sur le gâteau : le cadre régulatoire américain, bien que strict, reste plus prévisible que le nouveau dispositif helvétique.

Quel serait l'impact d'un départ d'UBS sur la Suisse ?

Un véritable séisme financier. UBS représente à elle seule près de 130% du PIB suisse, selon les données de la Banque nationale. Son départ priverait Berne d'un contribuable majeur tout en fragilisant la place financière zurichoise. "Ce serait un aveu d'échec pour le modèle suisse de régulation bancaire", analyse le BTCC Research Team. Pourtant, la banque maintient la pression : ses dirigeants multiplient les déclarations ambiguës, affirmant vouloir "trouver une solution constructive" tout en préparant activement un plan B américain. Les négociations avec le gouvernement suisse se poursuivent, mais selon plusieurs sources, UBS aurait déjà mandaté des consultants pour étudier les modalités pratiques d'un transfert de siège.

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