Le Royaume-Uni enregistre le flux d’investissements le plus faible parmi les pays du G7 en 2025, malgré les efforts de relance
- Pourquoi le Royaume-Uni attire-t-il moins d'investissements que ses pairs du G7 ?
- Quels obstacles dissuadent les investisseurs internationaux ?
- Comment les autres pays du G7 réussissent-ils là où le Royaume-Uni échoue ?
- Quelles conséquences pour l'économie britannique ?
- Questions fréquentes sur la situation économique du Royaume-Uni
En 2025, le Royaume-Uni se classe dernier du G7 en termes d'attractivité économique, selon les dernières données. Malgré les promesses gouvernementales, les investisseurs boudent le pays, préférant des marchés plus stables comme l'Allemagne ou dynamiques comme l'Italie. Une analyse approfondie révèle les causes structurelles de cette contre-performance.
Pourquoi le Royaume-Uni attire-t-il moins d'investissements que ses pairs du G7 ?
Les chiffres du Bureau national des statistiques (ONS) sont sans appel : avec seulement 18,6% d'investissements sur les trois mois jusqu'à septembre 2025, le Royaume-Uni traîne derrière l'Allemagne (en pleine stagnation) et très loin derrière le Japon (27,4% du PIB). Le Premier ministre et son équipe économique ont beau multiplier les annonces - simplification bureaucratique, réforme de l'urbanisme - les résultats tardent à se concrétiser. Pire : l'économie britannique a reculé ou stagné durant 9 des 16 mois depuis l'arrivée au pouvoir du Parti travailliste.
Quels obstacles dissuadent les investisseurs internationaux ?
Tera Allas, du Productivity Institute, pointe plusieurs problèmes majeurs : "Le système de planification britannique est notoirement lent et complexe. Les entreprises hésitent à s'engager face à des procédures qui peuvent durer des années." Jonathan Oppenheimer, milliardaire sud-africain, est encore plus direct : "Le Royaume-Uni est devenu un pays inaccessible pour les investissements sérieux." Des géants comme Eli Lilly (279 millions de livres annulés) ou AstraZeneca (200 millions mis en pause) ont déjà voté avec leurs pieds.
Comment les autres pays du G7 réussissent-ils là où le Royaume-Uni échoue ?
L'Italie, ancien "maillon faible" de l'Europe, caracole en tête grâce à des réformes radicales : réduction des aides sociales, incitations fiscales pour les expatriés fortunés... Le Japon mise quant à lui sur les infrastructures, avec des résultats impressionnants. "La différence ? Une vision à long terme et des décisions rapides", analyse Marco Rossi, économiste chez BTCC. Le Royaume-Uni, lui, paierait des décennies d'immobilisme : selon les calculs, il faudrait près d'un siècle pour rattraper l'Allemagne ou les Pays-Bas.
Quelles conséquences pour l'économie britannique ?
Les signes de faiblesse se multiplient : baisse historique de la consommation (première depuis 2020), projets industriels annulés, fuite des cerveaux... "Le vrai problème, c'est l'absence de culture d'investissement", regrette Allas. Les entreprises britanniques privilégient le court terme, les dividendes immédiats aux dépens des projets structurants. Résultat : une productivité en berne et une dépendance accrue aux secteurs traditionnels.
Questions fréquentes sur la situation économique du Royaume-Uni
Quelle est la position exacte du Royaume-Uni dans le classement du G7 ?
Le Royaume-Uni occupe la dernière place du G7 pour les flux d'investissements en 2025, derrière l'Allemagne, la France, les États-Unis, le Canada, le Japon et l'Italie.
Quelles entreprises ont récemment annulé des projets au Royaume-Uni ?
Plusieurs multinationales ont gelé ou annulé d'importants projets : Eli Lilly (279M£), AstraZeneca (200M£ pour un centre de recherche) et Merck (1 milliard £).
Combien de temps faudrait-il au Royaume-Uni pour rattraper ses retards ?
Selon le Productivity Institute, près de 100 ans seraient nécessaires pour combler l'écart avec l'Allemagne ou les Pays-Bas, même avec une hausse de 4 points du taux d'investissement.