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La France envisage de bloquer certaines plateformes crypto - Décryptage des enjeux réglementaires

La France envisage de bloquer certaines plateformes crypto - Décryptage des enjeux réglementaires

Published:
2025-09-15 16:30:00
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Paris serre la vis aux acteurs crypto - plusieurs plateformes dans le collimateur des régulateurs.

Conformité renforcée

L'Autorité des marchés financiers exige une adhésion stricte aux nouvelles directives MiCA. Les exchanges non-agréés risquent l'exclusion du marché français.

Protection des investisseurs

Les mesures visent à limiter l'exposition des particuliers aux actifs volatiles - une décision qui fera grincer des dents les puristes de la décentralisation.

Impact marché

Les volumes pourraient temporairement chuter sur les plateformes concernées, tandis que les acteurs conformes bénéficieront d'un afflux de nouveaux utilisateurs.

Le gouvernement français préfère visiblement réguler que regretter - une approche prudente qui contraste avec l'euphorie spéculative habituelle du secteur.

La France mécontente de la loi MiCA

Avec l’entrée en vigueur du règlement européen MiCA fin 2024, un grand pas a été franchi vers l’harmonisation du marché unique numérique. Mais le mécanisme de « passeport européen », permettant à toute société de crypto-actifs agréée dans un État membre de proposer ses services dans l’ensemble de l’Union sans nouvelle autorisation locale, ne plaît pas à l’Autorité des marchés financiers (AMF).

. Ce scénario inquiète Paris, qui craint qu’une surveillance fragmentée ne fragilise la stabilité financière et n’expose les investisseurs européens à des risques mal contrôlés.

France just dropped a warning shot.

Its regulator AMF says it may block crypto firms using MiCA licenses from other EU states.

Translation: No sneaking in through the “easy countries.”

Passport denied.

Europe’s crypto fight just got real.

— CeranosFinance (@CeranosFinance) September 15, 2025

L’inquiétude n’est pas théorique.: Coinbase a obtenu sa licence au Luxembourg, tandis que Gemini a choisi Malte, régulièrement critiquée pour sa supervision jugée trop souple. La France, avec l’Italie et l’Autriche, estime que ces premiers mois d’application de la loi révèlent des disparités trop fortes entre juridictions. Les régulateurs appellent ainsi à renforcer le dispositif, notamment sur la cybersécurité, les activités extra-européennes ou encore l’encadrement des nouvelles émissions de crypto.

À terme, Paris plaide pour une supervision centralisée confiée à l’Esma, considérée comme seule capable de garantir une protection homogène des investisseurs à l’échelle européenne.

crypto

Les USA hésitent aussi

. La Chambre des représentants souhaite y ajouter des amendements renforçant la responsabilité des émetteurs, excluant les géants de la tech du marché et protégeant le droit des particuliers à garder le contrôle de leurs portefeuilles.

De son côté, la sénatrice Cynthia Lummis pousse pour un compromis entre les deux chambres afin de trouver un cadre global d’ici la fin de l’année. De quoi prouver qu’ici comme partout, sortir une loi est facile, mais faire en sorte que tout se passe comme prévu l’est moins. Et avec la longueur des négociations, beaucoup ont encore le loisir de passer entre les mailles du filet.

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