La Chine lance une offensive Bitcoin pour défier l’hégémonie américaine

Pékin accélère sa stratégie crypto malgré les interdictions - le yuan numérique en ligne de mire.
Les mineurs chinois contournent les sanctions, les volumes OTC explosent. Le gouvernement joue un double jeu : répression officielle, soutien clandestin.
Wall Street surveille d’un œil nerveux cette guerre froide des actifs numériques. Parce que quand la Fed imprime, la Chine mine.
Le Bitcoin comme nouvel enjeu géopolitique
Quand on pense à des entreprises accumulant massivement du Bitcoin, des noms comme MicroStrategy viennent immédiatement à l’esprit. La firme américaine détient aujourd’hui plus de 568 000 BTC, représentant une réserve colossale de près de 60 milliards de dollars. Tesla, de son côté, conserve toujours 11 510 btc en 2025. En France, The Blockchain Group maintient une présence discrète mais significative avec 620 jetons, tandis que le Japon peut compter sur Metaplanet et ses 6 800 BTC.
Face à cette ruée occidentale vers l’or numérique, la Chine ne veut pas être reléguée au second plan. Même si les cryptomonnaies restent interdites sur le sol chinois, Hong Kong bénéficie d’un cadre beaucoup plus permissif. C’est justement là que DDC, à la tête de la marque américaine DayDayCook, joue sa carte. Dans une lettre adressée à ses investisseurs, sa fondatrice et PDG Norma Chu a révélé que la société avait déjà acquis 100 BTC pour environ 10,4 millions de dollars. L’objectif à court terme est clair : atteindre 500 BTC d’ici fin 2025, avant de grimper jusqu’à 5 000 BTC dans les 36 mois.
Même les États s’y mettent (en douce ou en fanfare)
Officiellement, la Chine continentale joue toujours les puritains avec le Bitcoin : depuis 2021, c’est interdiction totale sur le minage Bitcoin et les transactions crypto. Mais dans les coulisses, ça bruisse. Avec l’appétit de Hong Kong pour les actifs numériques, certains observateurs parient sur un retour en douce de Pékin dans la course… sans jamais vraiment le dire.
En parallèle, les États-Unis prennent une direction bien plus affirmée. Portée par l’administration Trump, la stratégie américaine vise à faire du pays le leader mondial de la crypto. Ripple et la SEC clôturent officiellement leur procès et cela passe par une volonté de simplifier la régulation, de soutenir les entreprises du secteur, et même de constituer une réserve stratégique nationale en Bitcoin. Plusieurs poursuites judiciaires menées par la SEC contre des géants de la crypto ont d’ailleurs été levées récemment, un signe clair que la politique américaine est en train de changer.