BTCC / BTCC Square / BeincryptoFR /
Bitcoin : Mort dans 2 ans et 4 mois ? La menace ultime pour la cryptomonnaie

Bitcoin : Mort dans 2 ans et 4 mois ? La menace ultime pour la cryptomonnaie

Published:
2025-11-09 07:00:00
11
1

Bitcoin sera-t-il mort dans 2 ans et 4 mois ? La plus grande menace de la crypto

Le Bitcoin survivra-t-il à l'horizon 2027 ? Alors que les marchés crypto naviguent entre espoir et incertitude, une question brûlante persiste : quelle est la plus grande menace pour l'avenir du roi des actifs numériques ?

Les régulateurs se réveillent, les banques centrales contre-attaquent, et les investisseurs institutionnels jouent un double jeu. Pendant ce temps, les maxis continuent de prêcher la hodl comme si Wall Street n'existait pas.

Le vrai danger ? Peut-être pas les FUD habituels, mais cette tendance inquiétante où même les hedge funds traitent le BTC comme un ETF spéculatif plutôt qu'une révolution monétaire. À quand le prochain cycle de halving - et surtout, qui sera encore là pour le célébrer ?

Les ordinateurs quantiques progressent dangeursement vite

Le projet de l’Horloge de l’Apocalypse Quantique a présenté une échéance à laquelle les ordinateurs quantiques pourraient être en mesure de briser le chiffrement moderne. Ainsi, selon le projet, ils auraient besoin de seulement deux ans, trois mois et 29 jours pour atteindre le nombre de qubits logiques nécessaires pour compromettre la sécurité du Bitcoin et d’autres cryptomonnaies.

Bitcoin may have just 2 years 4 months and 2 days.https://t.co/xH1C0vm3rh pic.twitter.com/5VFmNOcAI8

— Charles Edwards (@caprioleio) November 5, 2025

La recherche souligne également des exigences précises en termes de qubits : pour casser le RSA-2048, il faut 2 314 qubits logiques, tandis que le RSA-4096 en requiert 3 971 et l’ECC-256 seulement 1 673 qubits. Ces calculs s’appuient sur la correction d’erreurs par code de surface, avec des taux d’erreur estimés entre 10^-3 et 10^-5.

Les données présentées prennent également en compte la relation entre les qubits physiques et logiques. Des améliorations dans la correction d’erreurs quantiques pourraient encore raccourcir cette échéance.

« La plupart des travaux récents ont porté sur le contrôle et la réduction du taux d’erreur, et non sur la croissance des qubits. Si les résultats récents sont importants et que l’accent se porte sur la croissance des qubits, alors la suprématie quantique pourrait arriver plus tôt que prévu », peut-on lire dans la recherche.

Le projet s’appuie sur des recherches fondamentales de Gidney & Ekarå (2021), Chevignard et al. (2024) et Hyeonhak & Hong (2023). Ainsi, lorsque suffisamment de qubits seront disponibles, les attaques cryptographiques pourraient se dérouler en quelques heures ou quelques jours.

L’analyse remarque également que les wallets Bitcoin pay-to-public-key-hash (P2PKH), qui utilisent des clés publiques inutilisées pour chaque transaction, pourraient bénéficier d’une brève fenêtre de sécurité supplémentaire. Cependant, les systèmes qui continuent de s’appuyer sur les standards cryptographiques actuels devront finalement migrer vers des protocoles post-quantiques pour rester sécurisés.

« Bien que je ne sois pas forcément d’accord avec la façon dont cela est calculé, je pense qu’avoir un objectif est bénéfique, car cela nous donne un point défini vers lequel nous devons travailler. Si nous n’avons pas résolu le problème quantique d’ici là pour Bitcoin […], alors nous allons à la dérive sans rame », a noté l’analyste Charles Edwards à ce sujet.

Une menace quantique croissante pour Bitcoin

En parallèle, ce n’est pas la première fois que des experts tirent la sonnette d’alarme sur les risques croissants de l’informatique quantique concernant Bitcoin. En octobre, Michael Osborne, CTO d’IBM, a confié à BeInCrypto que les risques quantiques pesant sur la cryptographie du Bitcoin augmentent plus rapidement que prévu.

Le projet Starling d’IBM vise à construire un ordinateur quantique tolérant aux failles d’ici 2029, ce qui pourrait menacer la cryptographie du Bitcoin. De son côté, David Carvalho, PDG de Naoris Protocol, a noté que les progrès rapides de l’informatique quantique pourraient briser la sécurité du Bitcoin d’ici 2 à 3 ans.

De même, Anatoly Yakovenko, cofondateur de Solana, a déjà déclaré que le réseau doit migrer vers une cryptographie résistante aux quantiques en moins de cinq ans pour éviter des brèches potentiellement graves.

En parallèle, alors que la menace quantique s’intensifie, les entreprises technologiques travaillent d’arrache-pied pour développer une infrastructure capable d’y résister. Le mois dernier, BTQ Technologies a annoncé la première démonstration réussie d’une implémentation de Bitcoin sécurisée au niveau quantique, laquelle utilise la cryptographie post-quantique standardisée par le NIST.

Le projet, appelé Bitcoin Quantum core 0.2, remplace les signatures ECDSA actuelles du Bitcoin, lesquelles sont vulnérables aux attaques quantiques, par le ML-DSA, un algorithme de signature numérique approuvé par le NIST. Cela vise à protéger le marché du Bitcoin, évalué à 2 billions de dollars, contre les attaques quantiques.

Il semble donc évident qu’un avenir assisté par la technologie quantique se fait imminent et non plus théorique. Les projets blockchain, plateformes de tokenisation et écosystèmes de finance décentralisée doivent ainsi agir rapidement pour sécuriser leur cryptographie, au risque de devenir obsolètes. Le défi est clair : la communauté Bitcoin doit coordonner sa migration vers des technologies sécurisées face à la menace quantique avant qu’il ne soit trop tard.

|Square

Obtenez l'application BTCC pour commencer votre expérience avec les cryptomonnaies

Commencer aujourd'hui Scannez pour rejoindre nos + de 100 millions d’utilisateurs

Avertissement : Les articles reproduits sur ce site proviennent de réseaux publics et sont partagés dans le seul but de transmettre des informations sectorielles, sans représenter une position officielle de BTCC. Les droits de création reviennent à leurs auteurs respectifs. Si vous constatez des violations de droits d’auteur ou de contenu litigieux, veuillez nous contacter à [email protected] pour que nous puissions traiter la demande conformément à la loi. BTCC ne garantit pas l'exactitude, l'actualité ou l'exhaustivité des informations reproduites et décline toute responsabilité, explicite ou implicite, découlant de l'utilisation de ces informations. Tous les contenus sont fournis à titre de référence pour la recherche sectorielle et ne constituent en aucun cas une suggestion d'investissement, de décision juridique ou commerciale. BTCC ne saurait être tenu responsable des actes entrepris sur la base de ces informations.