La Bourse de Paris clôture en légère hausse, dopée par l’optimisme des investisseurs
Le CAC 40 grignote du terrain—les investisseurs parient sur une reprise malgré des fondamentaux incertains.
Mouvements de secteur
Les valeurs bancaires et technologiques tirent l'indice vers le haut—les traders ignorent superbement les signaux macroéconomiques mitigés.
Analyse technique
Les volumes restent moyens—personne ne veut manquer le prochain rallye, mais personne ne veut non plus y croire trop tôt. Classic Paris.
Perspectives
Les marchés continuent de danser sur un volcan de liquidités—les banques centrales donnent le tempo, les investisseurs suivent le rythme. Pour combien de temps ?
La Bourse de Paris a terminé en petite hausse vendredi, profitant de l'optimisme ambiant sur les marchés après une intervention du président de la Réserve fédérale américaine (Fed) lors du symposium des banquiers centraux de Jackson Hole, laissant la porte ouverte à une baisse des taux de l'institution.
L'indice vedette de la place de Paris, le CAC 40, a terminé en petite hausse de 0,40%, soit un gain de 31,40 points, pour s'établir à 7.969,69 points. La veille, il avait terminé en baisse de 0,44%, à 7.938,29 points.
"Le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, a adopté un ton prudent mais nuancé dans son discours très attendu au symposium économique de Jackson Hole, soulignant que l'évolution des risques dans l'économie américaine pourrait justifier un ajustement de la politique monétaire", résume Daniela Sabin Hathorn, analyste de marché senior chez Capital.com.
Une dégradation "rapide" du marché du travail américain n'est pas à exclure et pourrait "justifier" une détente de la politique monétaire, et donc des taux d'intérêt, a relevé Jerome Powell.
Son intervention a été accueillie en fanfare à Wall Street, les principaux indices américains évoluant en hausse de près de 2%.
Une possible baisse de taux de la Fed constitue "une bonne nouvelle pour les marchés d'actions en apportant plus de liquidités", explique Grégoire Kounowski, conseiller en investissements chez Norman K.
"Le sentiment est à l'optimisme", poursuit-il. "Le mouvement sur les Etats-Unis entraîne tout car c'est un sentiment de marché global."
L'intervention du patron de la Fed "a été interprétée par le marché uniquement dans un sens", celui d'une baisse des taux imminente, "alors que le message est beaucoup plus nuancé que ce que laisse penser la réaction du marché à court terme", tempère cependant M. Kounowski.
Jerome Powell a en effet affirmé que la Fed se trouvait dans une "situation délicate", car les nouvelles taxes sur les produits importés commencent dans le même temps à être répercutées sur les prix payés par les consommateurs au risque de raviver l'inflation.
En parallèle, une détente des taux d'intérêts est réclamée à cor et à cri par Donald trump qui ne desserre pas la pression sur les banquiers centraux américains.
Les valeurs domestiques à la traîne
A Paris, les valeurs défensives dites domestiques, qui sont exposées au marché local mais moins à l'international, sont restées à la traîne, ne bénéficiant pas de la dynamique optimiste provenant de Wall Street.
Dans l'agroalimentaire, Danone a perdu 0,81% à 73,14 euros.
Dans le secteur des télécoms, Bouygues (+0,18% à 38,71 euros) et Orange (+0,14% à 14,48 euros) sont restées atones.