BTCC / BTCC Square / boursedirectfr /
Glucksmann défend l’idée de ’deux offres politiques’ à gauche pour 2027 - Une stratégie risquée ou un coup de génie ?

Glucksmann défend l’idée de ’deux offres politiques’ à gauche pour 2027 - Une stratégie risquée ou un coup de génie ?

Published:
2025-08-21 07:39:07

Raphaël Glucksmann secoue l'échiquier politique français avec sa proposition audacieuse : deux offres distinctes pour la gauche en 2027.

Stratégie électorale

Plutôt que de forcer une union fragile, Glucksmann prône la coexistence de deux projets clairement différenciés - une approche qui pourrait bien dynamiser l'électorat de gauche tout en évitant les traditionnelles guerres intestines.

Calcul politique

Cette manœuvre rappelle étrangement les stratégies de diversification de portefeuille : ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier. Parce que visiblement, miser sur un seul cheval politique fonctionne si bien... surtout à gauche.

L'analyse froide

Derrière le vernis idéologique se cache un réalisme brutal : mieux vaut deux offres assumées qu'une union factice qui explose en vol au premier scrutin. Une logique implacable, presque cynique - mais peut-être salutaire.

Raphaël Glucksmann à Paris le 23 juin 2025 ( Thomas SAMSON / AFP )

L'eurodéputé de Place publique Raphaël Glucksmann plaide pour qu'il y ait en 2027 "deux offres politiques" à gauche qui "ne sont pas solubles l'une dans l'autre", répétant son opposition aux positions du leader insoumis Jean-Luc Mélenchon.

"Le soupçon d'insincérité tue la gauche", assure Raphaël Glucksmann dans Mediapart. "On sait tous qu'il y aura deux offres politiques en 2027 qui ne sont pas solubles l'une dans l'autre, parce que nous n'avons pas la même vision de la France, de l'Europe, du monde, et que nos approches de la démocratie comme du débat public sont opposées", ajoute-t-il dans un entretien mercredi.

Soucieux de "tout assumer", il appelle ceux qui "estiment que leur vision du monde est assez proche de Jean-Luc Mélenchon pour s'unir à lui à la présidentielle", à se ranger derrière le déjà triple candidat en 2012, 2017 et 2022.

"De mon côté, je ne jouerai pas à Lénine dans l'opposition pour faire du social-libéralisme une fois au pouvoir. Je veux que chaque mot prononcé nous engage", insiste celui qui n'a pas encore officialisé sa candidature et refuse de participer à une primaire pourtant souhaitée par plusieurs partis de gauche.

Il défend l'idée d'"exploser le plafond de verre" en vertu duquel la gauche plafonne à 30% des voix. "La seule manière d'élargir le spectre électoral de la gauche est d'avoir deux candidatures, reflétant des différences de fond assumées", argumente-il, rappelant qu'"en 1981, la victoire a été possible parce qu'une candidature socialiste a clairement dominé celle des communistes, qui entretenait un plafond de verre".

Réunis aux journées d'été des Écologistes qui commencent jeudi, le PS, les Écologistes, Générations, Debout (le parti de François Ruffin) et l'Après (le parti des ex-Insoumis) s'étaient mis d'accord début juillet sur le principe d'un "projet commun" et d'un candidat commun pour 2027, une idée refusée par les communistes, les Insoumis et Place publique.

 ■

|Square

Obtenez l'application BTCC pour commencer votre expérience avec les cryptomonnaies

Commencer aujourd'hui Scannez pour rejoindre nos + de 100 millions d’utilisateurs