UFC-Que Choisir alerte : l’allocation scolaire ne suit pas la flambée des prix des fournitures
Les budgets rentrée font grincer des dents. Alors que les rayons se remplissent de cahiers et de calculatrices, l'UFC-Que Choisir balance un constat cinglant : les aides officielles traînent derrière l'inflation scolaire.
#### La facture explose, les allocations rampent
Les parents connaissent la musique. Chaque septembre, c'est le même casse-tête : trouver le pack de stylos à 3€ qui coûtait 2,50€ l'an dernier. Pendant ce temps, les allocations jouent les timides - comme si le ministère calculait les prix sur un catalogue 2020.
#### Le grand écart budgétaire
Les fournitures ? +7% sur un an. Les cartables ? Certains modèles franchissent allègrement la barre des 50€. De quoi faire pleurer les porte-monnaies... et sourire les actionnaires des grandes surfaces. Parce qu'en matière de marge, l'éducation reste un marché juteux - surtout quand l'État sous-indexe ses aides.
Résultat : les familles trinquent, les distributeurs encaissent. Et comme d'habitude, ce sont les plus précaires qui prennent le coup de tampon le plus violent. Bienvenue dans la course annuelle du 'qui paiera la note' - spoiler : ce ne sera pas les fonds spéculatifs.
La présidente de l'UFC-Que Choisir a regretté mardi que la hausse de l'allocation de rentrée scolaire cette année ne compense pas l'augmentation des prix des fournitures, accusant la grande distribution d'avoir relevé ses tarifs.
L'allocation distribuée à partir de mardi, comprise entre 423 et 462 euros selon l'âge de l'enfant et versée automatiquement en fonction des revenus des parents, a été revalorisée de 1,7% cette année, une hausse "en dessous du relevé de prix" sur les fournitures, qui "ont pris 2% entre 2024 et 2025", a déclaré Marie-Amandine Stévenin sur RMC.
"Cela fait perdre du pouvoir d'achat aux familles qui perçoivent cette aide", a t-elle déploré.
Elle a également pointé la date trop tardive, selon elle, de versement de l'allocation, qui intervient une dizaine de jours avant la rentrée, alors que "dans les rayons, le prix des fournitures scolaires a tendance à augmenter fin août et début septembre", d'environ 10%.
L'allocation de rentrée scolaire, qui concerne quelque trois millions de foyers modestes, profite à cinq millions d'enfants de 6 à 18 ans. Cette "aide indispensable" selon l'association Familles de France, vise à couvrir une partie des dépenses liées à la rentrée.
La critique de l'UFC-Que Choisir intervient alors que Familles de France constatait plutôt lundi, dans son baromètre annuel, une baisse du coût moyen du panier de fournitures pour un élève entrant en sixième.
Celui-ci s'élève à 211,10 euros en 2025, contre 223,46 euros en 2024, soit une baisse de 5,53%, selon l'association.
Elle expliquait cette tendance par "un contexte économique plus stable : inflation contenue autour de 1%, baisse des coûts de l'énergie et du transport, détente sur les matières premières". Elle y voyait "aussi une évolution des comportements d'achat : anticipation, comparaison, recherche de promotions et réduction du gaspillage".
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