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60 % des économistes doutent que l’IA permette à la Fed de baisser les taux d’intérêt, selon un sondage

60 % des économistes doutent que l’IA permette à la Fed de baisser les taux d’intérêt, selon un sondage

Author:
V0rt3x
Published:
2026-02-09 07:41:01


Une enquête rapide menée par le Clark Center de l'Université de Chicago et le Financial Times révèle que près de 60 % des principaux économistes estiment que l'impact de l'IA sur l'inflation et les coûts d'emprunt sera quasi nul dans les deux prochaines années. Cette perspective remet en question l'argument clé de Donald trump pour diriger la Réserve fédérale. Kevin, nommé fin janvier pour succéder à Jay Powell en mai, affirme que l'IA déclenchera « la vague de productivité la plus importante de notre vie », permettant à la Fed de réduire drastiquement les taux. Cependant, les économistes restent sceptiques, soulignant les risques inflationnistes à court terme. Cet article explore les tensions entre la vision techno-optimiste de Kevin et les réalités économiques, tout en analysant les implications pour les marchés et la politique monétaire.

L'IA, un levier incertain pour la politique monétaire

Selon l'enquête, 60 % des économistes interrogés jugent que l'intelligence artificielle aura un impact minimal sur l'inflation et les taux d'intérêt neutres (ni stimulants ni restrictifs) d'ici 2026. Jonathan Wright, économiste à Johns Hopkins et ancien membre de la Fed, résume : « Je ne pense pas que [l'IA] soit un choc déflationniste. À court terme, elle pourrait même être légèrement inflationniste. » Un tiers des répondants craignent que l'IA n'augmente légèrement le taux neutre, contredisant directement l'optimisme de Kevin.

Les défis de Kevin face au FOMC

Kevin tente de convaincre le Comité fédéral de l'open market (FOMC) que l'IA justifie une baisse rapide des taux. Mais les membres de la Fed, comme le vice-président Philip Jefferson, mettent en garde contre un effet inverse : « Même si l'IA booste la productivité, une demande accrue liée aux investissements dans les data centers pourrait alimenter l'inflation temporairement. » Avec seulement une réduction de 0,25 % prévue cette année, Kevin devra manœuvrer habilement pour aligner la Fed sur sa vision.

Le bilan de la Fed, une autre pomme de discorde

Kevin critique également le bilan « gonflé » de la Fed, plaidant pour une réduction plus aggressive. Pourtant, le FOMC vient à peine de terminer un « quantitative tightening » de trois ans, ayant réduit les actifs de 9 à 6,6 billions de dollars. 75 % des économistes sondés souhaitent un bilan inférieur à 6 billions d’ici 2026, mais une contraction trop rapide risquerait de perturber les marchés obligataires et les taux hypothécaires.

Questions fréquentes

Pourquoi l'IA pourrait-elle être inflationniste à court terme ?

Les investissements massifs dans les infrastructures (data centers, réseaux) pourraient créer une surchauffe sectorielle avant que les gains de productivité ne se matérialisent.

Quel est le risque d’une réduction trop rapide du bilan de la Fed ?

Cela pourrait assécher la liquidité des marchés, comme lors du « taper tantrum » de 2013, et faire bondir les rendements obligataires.

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