2025 : Les actions américaines plongent après des données d’emploi décevantes et de nouvelles taxes de Trump
- Pourquoi les marchés ont-ils réagi si violemment ?
- Quels secteurs ont été les plus touchés ?
- Comment les devises ont-elles réagi ?
- Quelles sont les implications pour la politique de la Fed ?
- Qu’en disent les experts ?
- FAQ sur le krach boursier du 1er août 2025
Le vendredi 1er août 2025, Wall Street a connu une séance noire marquée par une forte liquidation des actifs risqués. Les mauvaises surprises ont été doubles : un rapport sur l’emploi bien en dessous des attentes et l’annonce de nouvelles mesures tarifaires par l’administration Trump. Résultat, le Dow Jones a perdu 1,4%, le S&P 500 1,6% et le Nasdaq 2,1%. Les investisseurs, pris de panique, ont massivement vendu leurs positions, entraînant une chute du dollar et une hausse des devises refuge comme le yen et l’euro. Dans cet article, nous analysons en détail les raisons de ce krach et ses implications pour les marchés financiers.
Pourquoi les marchés ont-ils réagi si violemment ?
La surprise est venue des chiffres de l’emploi : seulement 73 000 créations de postes en juillet, bien en dessous des 100 000 prévus par les économistes. Pire, les données des mois précédents ont été révisées à la baisse. "C’est un véritable coup de massue pour les espoirs de soft landing", commente l’équipe d’analystes de BTCC. Les licenciements ont bondi de 140% sur un an, avec 62 075 suppressions d’emplois en juillet. Depuis janvier, ce sont 806 383 postes qui ont été supprimés - du jamais vu depuis la pandémie de 2020.
Quels secteurs ont été les plus touchés ?
Les banques ont mené la danse des perdants : JPMorgan Chase (-4%), Bank of America et Wells Fargo (-3% chacun). Les industriels comme GE Aerospace et Caterpillar ont également souffert (-3%), victimes des craintes sur la demande future. En Europe, le Stoxx 600 a plongé de 1,8%, son pire jour depuis avril. Le secteur des voyages (-2,7%) et les banques européennes (-2,9%) ont particulièrement souffert de l’incertitude générée par les nouvelles taxes américaines.
Comment les devises ont-elles réagi ?
Le dollar a dévissé de 1%, son pire jour depuis avril selon l’indice Bloomberg Dollar Spot. À l’inverse, le yen a grimpé de 2,2% et l’euro de plus de 1%. "Les traders fuient le billet vert comme la peste", observe un dealer de la City. Sur l’année, le dollar a déjà perdu 7% de sa valeur, malgré un bref rebond début juillet.
Quelles sont les implications pour la politique de la Fed ?
La donne a radicalement changé pour Jerome Powell. Alors qu’il excluait encore jeudi un assouplissement en septembre, les marchés estiment désormais à 75,5% les chances d’une baisse des taux (contre 40% la veille). Beth Hammack, présidente de la Fed de Cleveland, a reconnu que "certains signes de faiblesse sur le front de l’emploi pourraient justifier une réponse". Même Powell, pourtant ferme sur sa position, a qualifié le rapport de "décevant".
Qu’en disent les experts ?
Jimmy Cramer, animateur vedette de CNBC, n’y va pas par quatre chemins : "Avec si peu de créations d’emplois et des salaires qui stagnent, il faut couper les taux maintenant. Jay Powell ne devrait pas attendre." Les rendements des obligations à 10 ans sont tombés à 4,25%, leur plus bas niveau depuis un mois, confirmant ce revirement des attentes.
FAQ sur le krach boursier du 1er août 2025
Quelles ont été les principales causes de la chute des marchés ?
Deux chocs simultanés : un rapport sur l’emploi très décevant (73 000 créations seulement en juillet) et l’annonce de nouvelles taxes commerciales par l’administration Trump.
Comment les banques centrales pourraient-elles réagir ?
La Fed pourrait revoir sa position et baisser ses taux dès septembre, avec une probabilité désormais estimée à 75,5% par les marchés.
Quelles sont les perspectives pour le dollar ?
Le billet vert, déjà en baisse de 7% depuis janvier, pourrait continuer à souffrir si la Fed assouplit sa politique monétaire.