Le Royaume-Uni s’électrifie : 580 000 immatriculations de véhicules électriques prévues en 2026
Le virage électrique s'accélère outre-Manche. Les projections pour 2026 dessinent un paysage automobile radicalement transformé, où la prise de courant rivalise sérieusement avec la pompe à essence.
Un chiffre qui fait tourner les têtes
Près de six cent mille nouveaux véhicules zéro émission devraient rejoindre les routes britanniques cette année-là. Ce n'est pas une simple tendance, c'est une reconquête du bitume. Les concessionnaires ajustent leurs stocks, les réseaux de recharge se densifient à un rythme effréné, et une partie du public, lassé de la volatilité des prix des carburants, franchit le pas.
Les défis sur la route
Mais cette course à l'électrique n'est pas sans embûches. L'accessibilité financière reste un frein pour de nombreux ménages, malgré les incitations gouvernementales. La question de la production d'électricité « propre » pour alimenter ce parc grandissant agite aussi le débat public. Une transition énergétique sur deux roues ? Pas tout à fait.
Un pari industriel et écologique
Derrière ces immatriculations, c'est tout un écosystème qui se métamorphose. Des emplois se créent dans la maintenance spécialisée, la R&D bat son plein pour améliorer l'autonomie, et les villes repensent leur planification urbaine. L'objectif affiché : décarboner les transports. Un objectif qui, pour certains observateurs financiers, sent bon le greenwashing et les subventions juteuses avant de sentir bon l'air pur. Une manne bienvenue pour les constructeurs, qui voient là une nouvelle ligne de revenus récurrents – un peu comme des frais de gestion sur un fonds d'investissement, mais pour votre voiture.
Le moteur est lancé, et il est électrique. Reste à voir si le réseau et le portefeuille des Britanniques pourront suivre la cadence.
Dynamique des fourgonnettes électriques et de la conformité aux normes ZEV
Au-delà des voitures particulières, les véhicules utilitaires légers électriques (VUL), principalement les fourgonnettes électriques, devraient connaître une croissance plus rapide. DriveElectric estime que les immatriculations de fourgonnettes électriques augmenteront de 50 % en 2026 pour atteindre environ 45 000 unités, contre environ 30 169 en 2025, année où les VUL représentaient 9,5 % du marché des fourgonnettes.
L'entreprise attribue cette augmentation aux progrès technologiques qui ont élargi l'attrait des fourgonnettes électriques pour un usage professionnel, notamment la généralisation des capacités de charge utile d'une tonne et des autonomies réelles dépassant les 320 kilomètres.
L'essor des ventes de fourgonnettes électriques contribue largement au respect des exigences relatives aux véhicules zéro émission (ZEV) par les constructeurs. Conformément à la réglementation, les immatriculations de fourgonnettes électriques sont comptabilisées à double titre pour le calcul des objectifs de conformité.
Bien que les ventes de voitures électriques devraient rester inférieures à la moyenne de 33 % en 2026, la pondération supplémentaire des véhicules utilitaires légers (VUL) devrait aider les constructeurs à respecter leurs obligations globales. Des flexibilités similaires leur ont permis de dépasser les objectifs de véhicules zéro émission en 2024, et DriveElectric prévoit un résultat comparable en 2025.
Tarification, incitations et infrastructure de recharge
Les prévisions de DriveElectric reposent sur son propre modèle d'analyse du marché britannique, ainsi que sur des variables agrégées relatives aux prix, aux politiques et aux infrastructures. L'offre de modèles électriques plus abordables s'est accrue, notamment sur les petits segments, ce qui a réduit l'écart de prix entre les véhicules électriques et les véhicules essence ou diesel.
La prime à l'achat d'un véhicule électrique, qui offre une réduction de 1 500 £ ou de 3 750 £ selon le niveau de durabilité de sa fabrication, est un facteur déterminant de son prix. Toutefois, des incitations offertes par les constructeurs sont également disponibles pour les modèles non éligibles à cette prime.
Le marché britannique a vu un accès plus large aux véhicules électriques, grâce à l'arrivée de nouvelles marques et à une concurrence accrue. La baisse du coût des batteries a également contribué à une compétitivité accrue des prix, avec une autonomie améliorée et des vitesses de recharge plus rapides, malgré une limitation des fonctionnalités du véhicule due à son utilisation quotidienne.
Demande de flottes et marché des véhicules électriques d'occasion
La croissance du marché des véhicules électriques est principalement due à leur adoption par les entreprises. L'utilisation des voitures de société reste favorisée par le faible taux d'imposition des avantages en nature applicables aux véhicules électriques, actuellement fixé à 3 % jusqu'en avril 2026 et qui augmentera d'un point par an pour atteindre 5 % en avril 2028.
Le recours aux dispositifs d'épargne salariale s'est également développé, permettant d'économiser jusqu'à 40 % des coûts liés aux déplacements des employés. Pour les entreprises, les véhicules électriques sont de plus en plus intégrés aux systèmes de déclaration des émissions de carbone, ce qui peut influencer leur capacité à obtenir destrac.
Parallèlement, le marché des véhicules électriques d'occasion au Royaume-Uni est en pleine expansion, au rythme de l'augmentation des immatriculations. Avec plus de 1,8 million de voitures électriques déjà immatriculées dans le pays, l'offre sur le marché de l'occasion s'est accrue, créant une demande pour la location longuetracde véhicules électriques d'occasion, que ce soit pour les entreprises, les particuliers ou via des formules d'investissement locatif.
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