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La Corée du Sud extrade le cerveau présumé d’un vol de cryptomonnaies de 1,18 million de dollars depuis la Lituanie

La Corée du Sud extrade le cerveau présumé d’un vol de cryptomonnaies de 1,18 million de dollars depuis la Lituanie

Published:
2025-12-28 13:45:26

Un coup de filet international secoue l'écosystème crypto. Les autorités sud-coréennes viennent de rapatrier de Lituanie le présumé architecte d'un braquage numérique de grande ampleur.

Le Modus Operandi : Un Vol à l'Ancienne, Mais en Numérique

Oubliez les masques et les coffres-forts. L'affaire pivote autour d'une somme de 1,18 million de dollars en actifs numériques, subtilisés via des méthodes qui rappellent les escroqueries financières classiques, mais exécutées sur la blockchain. L'extradition depuis un pays de l'UE comme la Lituanie marque une étape cruciale dans la coopération judiciaire transfrontalière contre la cybercriminalité liée aux crypto-actifs.

Un Signal Fort pour les Mauvais Acteurs

Cette opération envoie un message clair : la pseudo-anonymat des cryptomonnaies ne constitue plus un bouclier infranchissable. Les agences comme le FSA (Financial Supervisory Service) en Corée du Sud affûtent leurs outils de traçabilité on-chain. Le message est limpide pour quiconque penserait que l'espace crypto est une zone de non-droit—les législateurs et les forces de l'ordre rattrapent leur retard, et vite.

L'Ironie du Sort pour la Finance Traditionnelle

Le plus cynique dans cette histoire ? Une partie de l'argent volé provenait probablement d'investisseurs frustrés par les rendements dérisoires des produits d'épargne traditionnels, cherchant fortune dans la crypto. Ils se sont fait doubler non pas par un krach du marché, mais par un bon vieux vol—preuve que la cupidité, elle, n'a pas de frontières technologiques.

L'épisode sert de rappel brutal : l'innovation financière avance à la vitesse de la lumière, mais les règles fondamentales de la prudence et de la sécurité restent immuables. L'industrie mûrit, et avec elle, sa régulation.

La Corée du Sud extrade un pirate informatique pour qu'il soit jugé par la justice

Selon les informations disponibles , le suspect a mené ses opérations d'avril 2020 à janvier 2023, ciblant des victimes sans méfiance en distribuant un logiciel malveillant appelé KMSAuto déguisé en outil d'activation Microsoft Windows.

Les enquêteurs ont affirmé que le logiciel malveillant, partagé plus de 2 millions de fois dans le monde, utilisait une technique de piratage de la mémoire qui remplaçait automatiquement les matic des portefeuilles de cryptomonnaie par celles du pirate informatique lors des transactions.

Le système visait uniquement les utilisateurs n'ayant pas recours à un logiciel d'activation sous licence. Selon les informations disponibles, plus de 3 100 portefeuilles numériques ont été infectés à travers le monde, et le criminel a pu intercepter 840 transactions d'actifs numériques, pour un montant total de 1,7 milliard de wons. Parmi ses victimes figurent huit ressortissants coréens, qui, selon les autorités, ont perdu au total 16 millions de wons.

La police a indiqué que le pirate informatique avait été repéré pour la première fois en août 2020 suite au signalement d'un utilisateur affirmant avoir perdu un Bitcoin. Ce fonds numérique valait alors 12 millions de wons. L'utilisateur a expliqué avoir envoyé le bitcoin vers un portefeuille connu, mais que la transaction avait été redirigée vers une mauvaise adresse.

L'enquête a permis de tracles actifs numériques volés jusqu'à six pays, y compris des plateformes d'échange nationales, etdentsept autres victimes coréennes.

Après plusieurs enquêtes, les autorités coréennes ont affirmé avoirdentle suspect. La police a déclaré avoir mené une opération coordonnée avec le ministère de la Justice, le parquet et la police lituaniens en décembre dernier.

Lors d'opérations conjointes, les autorités lituaniennes ont perquisitionné le domicile du suspect et saisi 22 objets, dont plusieurs téléphones portables, ordinateurs portables et autres matériels. Afin d'engager des poursuites en Corée, la police a également demandé une notice rouge à Interpol .

La police promet de répondretronaux cybercriminels

Le suspect a finalement été appréhendé par les autorités géorgiennes après son entrée sur le territoire en avril. Les autorités coréennes ont demandé son extradition de la Géorgie et, après cinq ans et quatre mois d'enquête, la police a pu le ramener en Corée, où il a été arrêté en vertu d'un mandat d'arrêt délivré par un tribunal.

Dans son communiqué, la police coréenne a exhorté lesdentà rester calmes, les assurant qu'elle appréhenderait les éléments criminels qui les prennent pour cible.

Par ailleurs, Park Woo-hyun, chef des enquêtes cybernétiques à l'Agence nationale de police, a remercié les pays concernés pour leur coopération. Il a également indiqué que la Corée continuerait detronavec fermeté contre la cybercriminalité transfrontalière grâce à la collaboration internationale en matière de répression et aux procédures d'extradition.

Par ailleurs, lesdentont été avertis de faire preuve de vigilance lorsqu'ils utilisent des ressources numériques et de signaler tout vol à la police dès qu'ils s'aperçoivent en être victimes.

La police coréenne a également mis en garde les résidents, dent enjoignant de cesser toute illégale et toute affiliation avec des individus douteux.

Cette déclaration fait suite à la condamnation d'un ressortissant sud-coréen, débouté en appel, pour sa collaboration avec un pirate informatique nord-coréen visant à maintenir en activité un serveur de jeu en ligne illégal. Les autorités ont affirmé que l'accusé et le pirate avaient échangé de nombreux messages et reçu un logiciel de contournement de sécurité, pour lequel il aurait déboursé 16 300 dollars.

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