L’UE déploie un plan choc de 5 milliards d’euros pour retenir ses pépites technologiques face à la délocalisation
Bruxelles passe à l'offensive contre l'exode des cerveaux numériques.
Le plan anti-délocalisation
L'Union européenne injecte 5 milliards d'euros dans un dispositif d'urgence pour empêcher ses fleurons technologiques de partir s'installer sous des cieux fiscaux plus cléments. Une manœuvre préventive qui sent le coup de poker désespéré - comme si jeter de l'argent public pouvait rivaliser avec l'appel du profit offshore.Stratégie continentale
Les fonds ciblent spécifiquement les scale-ups en phase critique d'expansion, avec des incitations fiscales sur mesure et des packages de subventions sur trois ans. Les cabinets d'avocats fiscaux doivent déjà se frotter les mains.Course contre la montre
Ce plan intervient alors que plusieurs licornes européennes envisagent ouvertement leur transfert vers des juridictions plus accommodantes. Trop peu, trop tard? L'avenir le dira - mais en attendant, les contribuables financent cette thérapie de couples entre Bruxelles et sa scène tech.L’Europe continue de perdre ses meilleures entreprises technologiques
L'an dernier, Advanced Micro Devices (AMD) a racheté le laboratoire d'IA finlandais Silo AI pour 665 millions de dollars. Apple a racheté l'entreprise française d'IA Datakalab en 2023. Cette pratique devient une tendance qui inquiète les responsables européens.
Ce fonds intervient à un moment où l'UE souhaite plus d'indépendance face aux conflits commerciaux actuels entre les États-Unis et la Chine. Elle en a assez d'être prise entre deux feux.
Toute entreprise bénéficiant d'un financement de ce fonds devra maintenir son siège social et ses principales activités en Europe. Ces fonds cibleront ce que les bureaucrates appellent des « technologies stratégiques et génériques », telles que la robotique, les matériaux avancés, les énergies propres et les biotechnologies. Un gestionnaire externe sera désigné pour gérer l'ensemble du projet d'ici janvier 2026.
Selon Cryptopolitan , l’Europe est déjà en train de se lancer dans la construction d’une IA souveraine, avec des milliards promis à des entreprises d’IA locales.
Les experts du secteur doutent que le fonds soit suffisamment important
Les entrepreneurs européens se plaignent depuis des années d'un manque de financement alors que leurs entreprises tentent de croître. C'est souvent à ce moment-là que les fondateurs sont confrontés à un choix difficile : vendre, déménager dans la Silicon Valley ou voir leur entreprise disparaître.
Andreas Schwarzenbrunner, de la société de capital-risque Speedinvest GmbH, estime que le fonds est sur la bonne voie, mais il doute de sa taille. « Le Scale-Up Fund est un bon premier pas, mais soyons honnêtes quant à son ampleur », a-t-il déclaré. « Si l'engagement de 3 milliards d'euros est un signal positif, même 5 milliards d'euros restent minimes par rapport à la situation mondiale. »
Il pense que l'Europe doit investir beaucoup plus si elle veut être compétitive. « Si l'IA, le quantique et d'autres technologies clés defila compétitivité future de l'Europe, nous devons investir un ordre de grandeur plus important, et l'UE doit constituer un ancrage bien plus important », a expliqué Schwarzenbrunner.
Ce fonds représente la dernière tentative du vieux continent pour stopper l’exode des talents technologiques vers d’autres continents.
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