La Bulgarie a-t-elle perdu 25 milliards en vendant 213 500 Bitcoins en 2018 ? Le coup dur du siècle crypto
En 2018, la Bulgarie a liquidé 213 500 Bitcoins saisis lors d'une opération anti-fraude. Aujourd'hui, cette décision fait grincer des dents.
Le timing désastreux d'un État
Vendre au pire moment possible – juste avant le bull run historique de 2020-2021. Un classique des institutions traditionnelles qui sous-estiment la volatilité crypto.
25 milliards envolés ?
Au cours actuel, ce portefeuille vaudrait plus que le PIB de certains petits pays. De quoi faire pleurer un trader en diamants.
Les gouvernements et le FOMO
Comme les retail investors, les États paniquent et vendent au pire moment. La seule différence ? Leurs erreurs coûtent des milliards aux contribuables.
Moralité : en crypto, même les États jouent les amateurs. Et comme toujours, ce sont les citoyens qui paient l'addition.
2017 : une saisie de Bitcoin record
À cette époque, la Bulgarie menait une campagne anti-cybercriminalité. Elle parvint à saisir l’équivalent de 500 millions, en s’emparant de 213 519 BTC. Ces bitcoins étaient liés à l’activité d’un groupe de malfaiteurs (ressortissants bulgares) opérant en Grèce, Macédoine du Nord, Roumanie et Serbie.
L’événement attire immédiatement l’attention de la communauté crypto de par son ampleur (celle-ci était bien plus petite par rapport à aujourd’hui). L’implication d’un état dans une telle affaire n’était pas anodine. En effet, rares étaient les pays à se retrouver avec une telle quantité de BTC en leur possession.
2018 : une vente controversée
Quelque temps après la saisie, le gouvernement bulgare décide d’agir et choisit donc de vendre les milliers de Bitcoins détenus. Le prix moyen se situait alors aux alentours des, bien loin des 120 000 dollars actuels…
Les arguments en faveur de cette vente étaient nombreux :
- Le Bitcoin était perçu comme un actif extrêmement volatil.
- Plus globalement, la crypto représentait un marché obscur et trop peu régulé.
- Enfin, la pression économique était tangible : cette vente était une opportunité.
En définitive, la Bulgarie n’avait aucune vision long terme et ne se doutait pas que cet actif serait un jour l’objet de toutes les spéculations.
25 milliards sous le nez
Quid de ce que serait la Bulgarie si elle avait préféré conserver ces actifs ? Probablement un pays plus serein face à sa datte : en les vendant aujourd’hui, elle aurait pu(24 milliards). En outre, il lui resterait encore 1 milliard, soit deux fois plus que la somme pour laquelle ces bitcoins ont été vendus en 2018.
D’ailleurs, la Bulgarie aurait pris une avance considérable si elle avait choisi de se constituer une réserve en Bitcoin. Très peu de pays possède des réserves de l’or numérique : elle serait pionnière. Notons toutefois, que la montée du bitcoin était loin d’être garantie.
La Bulgarie “sidelined” : Bitcoin en pleine expansion
Le pays peut s’en mordre les doigts. Le Bitcoin est assurément l’un des actifs les plus convoités du moment : entre, sa valeur est considérable. L’écosystème évolue et n’a de cesse d’attirer de nouveaux utilisateurs. Des projets comme Bitcoin Hyper boostent son attractivité en construisant de vraies solutions blockchain, avec des applications prometteuses.
Dans cette histoire, on retiendra l’importance de la patience et du “HODL” (le fait de détenir des tokens sur le long terme). Dans un écosystème témoin d’une croissance fulgurante, ce sont les investisseurs de la première heure qui sont récompensés : en somme, il suffit parfois d’y croire.
Cet article ne représente en aucun cas un conseil en investissement. Les informations fournies ici ne doivent pas être utilisées comme base pour prendre des décisions financières. Les investissements en crypto-monnaie comportent des risques et peuvent entraîner des pertes importantes. Il convient d’investir uniquement ce que vous pouvez vous permettre de perdre et d’effectuer vos propres recherches avant de prendre toute décision d’investissement.
Sur le même sujet :
- Bitcoin : 50 000 BTC déplacés en 24h, le marché en alerte
- Il porte plainte contre l’Espagne pour échapper à la prison aux USA
- « La régulation crypto va payer la dette de l’Amérique » pour cet ancien de Goldman Sachs