La France entre dans l’histoire : Deblock décroche le premier agrément MiCA de l’AMF
Une première européenne qui envoie un signal fort. Deblock, plateforme crypto française, vient d’obtenir le sésame tant convoité : l’agrément MiCA délivré par l’AMF.
Preuve que l’Hexagone veut jouer dans la cour des grands. Alors que les régulateurs tergiversent ailleurs, Paris passe à l’acte. MiCA n’est même pas encore pleinement en vigueur que l’Autorité des marchés financiers française ouvre le bal.
Reste à voir si cette avance régulatoire se traduira par un avantage compétitif... ou simplement plus de paperasse pour les acteurs du secteur. Les banques traditionnelles, elles, doivent déjà grincer des dents - l’innovation, ça se régule, mais visiblement pas dans leurs salons dorés.
Deblock, première société à obtenir un agrément MiCA délivré par l’AMF
La néobanque Deblock vient d’obtenir l’agrément MiCA (PSCA), et si c’est une grande nouvelle, c’est en partie car il s’agit là de la toute première licence de cet ordre délivrée par l’Autorité des marchés financiers (AMF).
« Un grand moment, » comme le souligne. « C’est une forme de reconnaissance du travail accompli, en particulier pour les équipes opérationnelles et juridiques. » Un travail de longue haleine,
Fondée par d’anciens cadres de Revolut (Jean Meyer, Adriana Restrepo, Aaron Beck et Mario Eguiluz), Deblock, lancée en avril 2024, se distingue en proposant le premier compte courant intégrant un portefeuille crypto.
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À la fin de l’année 2023, Deblock s’illustrait déjà en devenant le premier Prestataire de services sur actifs numériques (PSAN) reconnu établissement de monnaie électronique par la Banque de France, sésame nécessaire pour proposer des services de paiement à ses clients.
Aujourd’hui, l’obtention de l’agrément MiCA va, comme le souligne Claire Balva :
L’application Deblock est déjà disponible dans de nombreux pays, par exemple en Espagne, au Portugal, en Allemagne ou en Italie. Mais ce qu’on ne pouvait pas faire, c’était du marketing actif dans ces pays. L’agrément va nous permettre de promouvoir nos services, notamment d’achat et de vente de crypto. Jusqu’ici, on acceptait les clients étrangers en mode passif — ce qu’on appelle la “reverse solicitation”. Maintenant, on pourra les démarcher activement.
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Pour rappel,en permettant aux sociétés qui le désirent de s’enregistrer dans l’un des 27 pays membres. Une fois le sésame obtenu, ces dernières peuvent ensuite prétendre à proposer leurs services dans l’Union européenne.
Un procédé réglementaire souvent long et coûteux, mais qui a déjà débouché à un agrément pour une vingtaine de sociétés... sauf en France, jusqu’à aujourd’hui du moins. Une situation à priori paradoxale,, qui a justement introduit le statut de PSAN en France.
Mais rappelons que c’est l’AMF qui délivre les agréments MiCA en France, et que l’autorité dispose d’une expérience particulière pour le faire, justement grâce au régime PSAN.
Comme le rappelait récemment Anne Maréchal du cabinet de Gaulle Fleurance chez La Tribune, le risque d’aller chercher l’agrément PSCA ailleurs qu’en France, c’est « celui de la non-reconnaissance de l’agrément lui-même dans l’ensemble des États membres ».
Commencez votre aventure crypto avec notre guide pas-à-pasPublicitéCar oui, les autorités d’un pays membre de l’UE peuvent décider de faire opposition au passeport européen de telle ou telle société si la réglementation n’est pas respectée. « Certains régulateurs ont accordé des agréments avant même que les standards techniques de l’ESMA, l’autorité européenne des marchés financiers, soient tous publiés, » précise-t-elle.
Aussi, demander l’agrément MiCA en France peut s’avérer long, car l’AMF est l’un des organismes les plus rigoureux sur le sujet.
D’autres pays ont pris un risque politique en allant plus vite, pour rester compétitifs. La France a préféré attendre les textes complets. C’est une approche plus prudente. [...] C’est aussi pour ça qu’on l’a demandé en France. C’est un signal fort. Même si l’Allemagne a été plus rapide, on est heureux d’être régulés ici. Pour nous, la France reste un très bon choix stratégique.
Claire Balva, VP stratégie de Deblock
. Viennent ensuite Malte (Crypto.com ou OKX), les Pays-Bas (MoonPay), le Luxembourg (Bitstamp), l’Autriche (Bitpanda), Chypre (eToro) et l’Espagne (BBVA).
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La machine est donc lancée en France, avec Deblock qui inaugure le bal. « J’espère qu’il y en aura d’autres après nous, » confie Claire Balva. « L’objectif n’est pas d’être les seuls. Plus il y aura d’acteurs régulés, plus le marché sera mature. »
Les sociétés souhaitant prétendre à l’agrément MiCA ontsi elles souhaitent proposer leurs produits en Europe. D’ici là, les PSAN français peuvent continuer à exercer sous le régime national.
Deblock : recevez un bonus de 15 € dès votre premier dépôt !PublicitéSources : Communiqué de presse, La Tribune
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Maximilien Prué
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