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La France en passe de dominer le minage de Bitcoin grâce à son énergie nucléaire excédentaire

La France en passe de dominer le minage de Bitcoin grâce à son énergie nucléaire excédentaire

Published:
2025-07-18 11:00:00

Le nucléaire français pourrait bien devenir le carburant caché de la prochaine ruée vers le Bitcoin. Avec des surplus d'énergie qui pourraient alimenter des fermes de minage à grande échelle, la France a une carte maîtresse à jouer.

Une opportunité en or... ou plutôt en BTC

Alors que les mineurs du monde entier se battent pour des mégawatts abordables, l'Hexagone dispose d'un atout unique : son parc nucléaire sous-utilisé. De quoi faire rêver les industriels du secteur - et peut-être même ravir les actionnaires d'EDF, enfin contents de voir leur argent servir à quelque chose de concret.

Le minage version grand cru

Oubliez les fermes clandestines en Chine ou les parcs solaires texans : la France pourrait offrir une alternative stable et bas carbone. Ironique, pour une monnaie souvent critiquée pour son empreinte énergétique.

Reste à voir si l'administration française saura saisir cette chance... ou si elle préfèrera encore une fois débattre pendant des années avant de laisser passer le train. Après tout, pourquoi faire simple quand on peut faire des rapports interministériels ?

En bref

  • Les députés proposent d’utiliser les surplus électriques pour alimenter des fermes françaises de minage Bitcoin.
  • Le projet espère générer jusqu’à 150 millions de dollars annuels via un gigawatt alloué.
  • La loi cible des entreprises françaises, installées près des centrales, pour relancer des friches industrielles existantes.
  • Le minage permet aussi de récupérer la chaleur pour chauffer logements, serres ou sites industriels énergivores.

Le pari des surplus : une stratégie française pour valoriser l’électricité excédentaire

Alors que le débat autour du futur euro numérique agite déjà les institutions européennes, la France pourrait-elle secrètement préférer miser sur le Bitcoin ? L’idée peut paraître iconoclaste, mais dans, 72 députés du Rassemblement National, accompagnés de 4 collègues de l’Union des Droites pour la République, ont mis sur la table une idée qui fait jaser dans l’hémicycle : utiliser les surplus électriques pour miner du bitcoin. Et pas à la marge. Il s’agit d’, dans des centres installés à proximité des sites de production.

« Il est impératif de mettre un terme à cette logique absurde en termes scientifiques et économiques, et de valoriser nos surplus d’électricité afin de stabiliser le réseau tout en préservant notre parc nucléaire », lit-on dans l’exposé des motifs.

Le calcul est simple : la, imposée par les pics de production des énergies renouvelables, coûte cher à l’infrastructure et se traduit par. Pourquoi ne pas transformer ce fardeau en opportunité crypto-énergétique ? Le bitcoin pourrait bien devenir le régulateur inattendu d’un mix électrique en pleine transformation.

Bitcoin, Europe, kilowatts : un modèle déjà éprouvé au-delà des frontières

En Islande, Norvège, Suède et même au Pakistan, le minage a déjà pris racine là où l’électricité excédentaire cherchait preneur. L’argumentaire de la proposition cite abondamment ces cas étrangers.

BTCUSD graphique par TradingView

Au, les fermes de minage s’interconnectent aupour s’éteindre en quelques minutes lors des pics de demande. En Finlande, une ferme de 2 MW chauffe 11 000 foyers via la chaleur dégagée par les machines. En Norvège, des installations similaires réchauffent des serres aquacoles. Ces exemples sont là, visibles, audités.

Comme le souligne Clara Chappaz, ministre française du Numérique : 

L’utilisation du surplus énergétique pour miner du Bitcoin est le bon exemple d’un débat qui a été accaparé par une frange extrême de l’arc politique, alors que c’est un vrai sujet.

Ce débat, technique en apparence, devient politique dès qu’il est question de, de dette d’EDF et de réindustrialisation. À cette heure, l’Hexagone n’a pas encore sa grande ferme de mining nationale. Mais ça pourrait bien changer.

Quand le Bitcoin chauffe les idées : vers une infrastructure crypto à la française ?

Les ambitions ne s’arrêtent pas à la spéculation. La proposition de loi envisage la, la réindustrialisation de friches, l’aménagement local, la souveraineté énergétique et la.

C’est toute une logique qui s’inverse : de consommateurs d’électricité mal vendue à producteurs de valeur numérique.

Quelques chiffres à retenir :

  • 1 gigawatt alloué au mining Bitcoin = 100 à 150 millions $ par an, selon l’Association pour le développement des actifs numériques (ADAN) ;
  • 70 % de l’électricité française provient du nucléaire : stable, prévisible, décarboné ;
  • 5 ans d’expérimentation, encadrés par décret du Conseil d’État ;
  • 3 secondes : temps moyen d’extinction ou d’allumage d’un rig de minage, en réponse à la tension du réseau ;
  • 1 décret attendu pour définir les critères d’éligibilité et sécuriser l’opération.

Même le ministre du Numérique, pourtant prudent, ouvre une porte : « On doit examiner cela sans idéologie, se poser les bonnes questions ».

Reste à savoir si l’État osera appuyer sur l’interrupteur. Les sites désaffectés attendent, les kilowatts sont là, les acteurs étrangers frappent à la porte.

Le “bitcoin made in France” est déjà sur toutes les lèvres. En Normandie, les négociations sont bien avancées avec le Sultanat d’Oman pour y implanter la première ferme industrielle de mining. L’EPR de Flamanville et la future centrale de Penly fourniraient l’énergie. Une page se tourne peut-être pour la crypto française.

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