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Trump frappe fort : 35 % de surtaxe sur le Canada – mais pourquoi raviver la guerre commerciale ?

Trump frappe fort : 35 % de surtaxe sur le Canada – mais pourquoi raviver la guerre commerciale ?

Published:
2025-07-11 19:29:30

Le coup de semonce économique a fait trembler les marchés. L'administration Trump ressort l'artillerie douanière contre son voisin du nord – une manœuvre aussi brutale qu'énigmatique.

## Le retour des vieux démons protectionnistes

Washington resserre les boulons du commerce transfrontalier. La surtaxe de 35% vise directement les exportations canadiennes clés, des métaux aux produits agricoles. Une escalade qui rappelle fâcheusement les tensions de 2018.

## Calcul politique ou véritable crise économique ?

Les analystes se déchirent : simple posture pré-électorale ou réponse à un déséquilibre commercial persistant ? Le timing interroge, alors que le dollar canadien montre des signes de faiblesse.

Pendant ce temps, Wall Street hausse les épaules – après tout, les guerres commerciales sont devenues monnaie courante depuis que l'économie mondiale s'est transformée en casino géant. La seule vraie surprise ? Que personne n'ait parié sur ce coup-là.

En bref

  • Trump impose 35 % de surtaxe au Canada, malgré un récent rapprochement diplomatique au sommet du G7.
  • Les produits hors USMCA, comme le cuivre et l’automobile, sont les premiers visés par Washington.
  • L’économie canadienne, déjà exposée, vacille sous la menace d’une escalade tarifaire transcontinentale imminente.
  • Les marchés financiers réagissent : or en hausse, dollar canadien en baisse, indices US légèrement affectés.

Une amitié à 35 % : entre poignées de main et uppercuts tarifaires

Tout allait presque bien entre Ottawa et Washington. Le 6 mai, trump accueillait chaleureusement Mark Carney à la Maison Blanche. Deux mois plus tard, c’est une lettre de menace qu’il lui envoie, assortie d’. « Si le Canada coopère pour stopper le fentanyl, nous envisagerons une révision de cette décision », a-t-il martelé.

, sauf si un accord est signé d’ici là. Ce nouveau tarif s’ajoute à ceux déjà en place :. L’économie canadienne, très dépendante des exportations vers les États-Unis (68,3 % en mai), est sous pression.

Trump vise aussi les produits non couverts par l’USMCA, ce qui étend le champ d’application des hausses. Le discours se veut ferme, mais la stratégie reste floue. Comme le résume l’analyste économique de la BBC : la volatilité tarifaire actuelle rend tout plan économique long terme quasi impossible.

Entre exemptions et bluff : qui gagne dans ce bras de fer économique ?

. Lprotège une large part des échanges, notamment dans l’énergie. « Il est peu probable que les engrais, les produits pharmaceutiques ou les composants agricoles soient taxés à 35 % », précise un conseiller de la Maison-Blanche.

Mais dans cette, les effets d’annonce font parfois plus de bruit que les mesures elles-mêmes. L’économie canadienne reste vulnérable, malgré les lignes rouges définies par les accords existants., tout en gardant la menace crédible.

La posture belliqueuse vise aussi l’Europe et l’Asie. Vingt pays ont reçu des lettres similaires. L’administration a repoussé la, laissant une fenêtre de négociation ouverte. Dans ce jeu d’intimidation, chaque pays doit choisir entre céder ou se heurter au mur tarifaire.

Mark Carney a répliqué sur X : 

Le gouvernement canadien défendra jusqu’au bout ses travailleurs et entreprises. Nous restons engagés jusqu’à la dernière minute. 

Quand Trump menace, les marchés frémissent et l’économie chancelle

Derrière chaque surtaxe se cache une onde de choc.: le S&P 500 a baissé de 0,33 %, preuve que l’incertitude gagne les marchés. Le dollar canadien s’est affaibli de 0,3 %, signal de défiance. Pendant ce temps,, valeur refuge d’un climat qui s’assombrit. Le bitcoin a également réagit en affichant une hausse spectaculaire. 

Trump affirme agir pour la sécurité nationale. Mais selon les douanes américaines,. La justification paraît mince. En réalité, ce coup de semonce vise plus large : affirmer son pouvoir à l’approche d’échéances électorales et rappeler à l’ordre les partenaires.

Dans cette stratégie du choc, l’économie globale est le véritable champ de bataille. La diplomatie tarifaire remplace les négociations et laisse place à un rapport de force permanent. Et si certains pays s’inclinent, d’autres préparent des représailles.

Quand les chiffres parlent plus fort que les tweets : 

  • Le Canada exporte 68,3 % de ses biens vers les États-Unis ;
  • Le cuivre importé sera taxé à 50 % dès août ;
  • Le dollar canadien a chuté de 0,3 % face au dollar US ;
  • Le S&P 500 a perdu 0,33 %, affecté par l’incertitude commerciale ;
  • Seuls 0,2 % du fentanyl saisi provient du Canada.

La peur d’un effondrement de la suprématie économique américaine pousse Trump à sortir les griffes. Mais dans l’ombre plane une autre menace : les BRICS, qui s’apprêtent à se réunir. Selon lui, une guerre commercial sans précédent se profile. Pour éviter ce choc, l’arsenal tarifaire s’intensifie… jusqu’à quand ?

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