Trump lâche du lest sur les taxes : L’UE souffle, les marchés s’envolent
Les tensions commerciales s’apaisent – pour l’instant. Une bouffée d’oxygène pour les entreprises européennes, et les traders repassent en mode ’risk-on’.
Les détails ? Aucun. Comme d’habitude, Wall Street réagit avant même de savoir pourquoi. Classic.
En bref
- Trump reporte les surtaxes européennes, apaisant les craintes immédiates sur les marchés financiers.
- Le CAC 40 gagne 1,01 %, signe d’un regain d’optimisme parmi les investisseurs.
- Les secteurs auto, luxe et semi-conducteurs profitent du rebond en bourse européenne.
Une poussée spectaculaire des bourses européennes après un appel inattendu
Le dimanche 25 mai, Ursula von der Leyen décroche son téléphone et passe un appel décisif. En ligne,. Le président américain, après une semaine d’escalade,. L’Europe obtient jusqu’au 9 juillet pour poursuivre les discussions commerciales.
L’UE et les États-Unis partagent la relation commerciale la plus stratégique au monde.
Ursula Von der Leyen. Le lendemain,. Le CAC 40 progresse de 1,01 %, le DAX de 1,44 %. L’EuroStoxx 50 grimpe de 1,29 %. Même les indices périphériques suivent. Pourtant, Londres reste fermée ce jour-là, réduisant les échanges.
En comparaison,: +0,85 % pour le Dow Jones. Le Nasdaq 100 gagne 1,19 %. En Asie, la tendance est mitigée. Le Nikkei et le Kospi montent, tandis que le Hang Seng recule.
Les investisseurs européens, eux, retrouvent de l’appétit. L’appel entre Trump et von der Leyen a donc gelé une guerre douanière. Pour combien de temps ?
Des menaces tarifaires qui ont ébranlé la bourse… et le Bitcoin
La semaine précédente avait été autrement plus agitée. Le, Trump annonçait des, vite abaissées à 10 % pour 90 jours. Puis, il revient à la charge. Sur Truth Social, il écrit : « Les discussions n’avancent nulle part ! »
Leà partir du 1er juin. Conséquence immédiate : les bourses européennes plongent. Le CAC 40 perd 2,8 %, le DAX cède 2,3 %, le Stoxx 600 recule de 1,9 %. Les banques souffrent : Deutsche Bank -5,2 %, Société Générale -4,6 %. Même les valeurs du luxe et de l’auto dévissent. Le bitcoin lui-même a vacillé et chute de 3,7 % en une séance.
La nervosité gagne le marché obligataire : les rendements des bunds allemands baissent de 10 points de base.. Le franc suisse gagne 0,6 % face au dollar. Dans ce chaos, la bourse européenne encaisse le choc, puis attend. L’appel du dimanche change la donne. Mais la fracture est révélée.
La trêve n’efface pas l’épée de Damoclès
La menace tarifaire est simplement différée. Ursula von der Leyen a plaidé pour plus de temps. Elle a obtenu cinq semaines. Mais Trump reste imprévisible. D’ailleurs, il écrit :
J’ai accepté le report – au 9 juillet – c’était un privilège.
Le marché sait que. Pour preuve, la volatilité reste forte. Les obligations sont toujours très recherchées. La prudence domine.
Les flux sortent des actifs américains. Les ETF d’actions européennes ont attiré 34 milliards d’euros depuis janvier. À l’inverse, ceux ciblant les États-Unis n’en ont reçu que 8,2 milliards. Ce renversement traduit un changement profond de perception.
Mais rien n’est encore acquis.. L’euro reste fort, mais le dollar flanche. Moody’s a abaissé la note de la dette américaine, ajoutant à l’incertitude. La bourse avance sur une ligne fragile.
Quelques chiffres à retenir :
- Le CAC 40 a chuté de 2,8 % le 23 mai, puis rebondi de 1,01 % le 27 mai ;
- La Deutsche Bank a perdu 5,2 % en une séance, avant un rebond partiel lundi ;
- Le franc suisse a gagné 0,6 % contre le dollar, renforçant son rôle de valeur refuge ;
- 34 milliards d’euros injectés dans les ETF actions européennes depuis janvier ;
- Le cours du bitcoin a reculé de 3,7 % à l’annonce des surtaxes de Trump.
Donald Trump a accordé un sursis à l’Union européenne jusqu’au 9 juillet, offrant un répit aux marchés. Toutefois, l’incertitude persiste, entretenue par la volatilité politique et économique. Ce délai a permis à lasoutenue aussi par la décision très attendue de la Fed de maintenir ses taux le 8 mai dernier. Cette combinaison d’éléments a ravivé la confiance des investisseurs, malgré les risques toujours présents. L’Europe gagne du temps pour négocier, mais la vigilance reste de mise dans un contexte international tendu.
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