BTCC / BTCC Square / CoinacademyFR /
Les tokens OpenAI de Robinhood flirtent avec les limites réglementaires, avertit un expert crypto

Les tokens OpenAI de Robinhood flirtent avec les limites réglementaires, avertit un expert crypto

Published:
2025-07-11 09:32:20

Robinhood joue un jeu dangereux avec ses tokens OpenAI, selon un avocat spécialisé en crypto. La plateforme teste les limites de la réglementation – comme d'habitude.

Entre innovation et provocation, la frontière est mince. Les tokens liés à l'IA représentent le nouveau Far West de la finance décentralisée. Et Robinhood semble déterminé à jouer les cow-boys.

Pendant ce temps, les régulateurs affûtent leurs revolvers. À quand le premier clash ? L'histoire se répète : la technologie va plus vite que la loi. Comme disait un trader : 'Si la réglementation est floue, c'est qu'il y a de l'argent à faire'.

vient de dégainer une nouvelle arme pour séduire les investisseurs européens : des “. À première vue, l’idée est brillante. Mais derrière le vernis techno-financier, des juristes tirent la sonnette d’alarme. À commencer par John Montague, avocat spécialisé en crypto aux États-Unis :

C’est un terrain miné juridique. Le moindre faux pas pourrait coûter cher.

Du rêve d’accessibilité… à la réalité juridique

L’objectif affiché par: démocratiser l’accès à des actions de startups privées, jusqu’ici réservées aux fonds et aux ultra-riches. Comment ? En émettant des(SPV), censés refléter une fraction des parts d’entreprises comme OpenAI. Problème :.

est d’ailleurs formel : cette offre est “non autorisée” et probablement “illégale”. Etn’est pas la seule plateforme dans le viseur. En avril, Figure AI, autre star montante de l’IA, avait déjà envoyé desdu conseil d’administration.

Une simple faille ou un gouffre juridique ?

Le risque ne se limite pas à une tape sur les doigts. Pour Montague, il y a de fortes chances que deset ses partenaires.

Créer un SPV pour contourner un pacte d’actionnaires ou un règlement interne, c’est du pain béni pour les avocats d’entreprise.

En clair : les détenteurs de ces tokens n’ont ni droits de vote, ni accès à l’information stratégique, ni garantie en cas de faillite. Ce sont des produits dérivés, sans le moindre ancrage dans le capital réel. Et ça, pour la, ça s’appelle une. D’ailleurs, la commissaire Hester Peirce l’a rappelé sans ambages : toute offre de ce type doit se conformer strictement aux lois fédérales sur les valeurs mobilières.

Un précédent inquiétant : Linqto

L’affaire, passée relativement inaperçue, sert d’avertissement. Cette plateforme. Elle vient de déposer le bilan. Résultat : incertitude totale pour les détenteurs de tokens. Rien ne garantit qu’ils récupéreront quoi que ce soit dans la procédure de liquidation.

Un pari risqué… mais nécessaire ?

Ils prennent un vrai risque, mais ils forcent la régulation à se réveiller. Et ça pourrait profiter à tout l’écosystème.

Malgré tout, Montague reconnaît une chose : sans initiatives comme celle de, le droit ne bougera pas.

Reste à savoir si les investisseurs comprendront qu’ils achètent un jeton, pas une action. Et surtout, si les prochaines bulles de l’IA ne seront pas gonflées à coups de tokens sans substance.

|Square

Obtenez l'application BTCC pour commencer votre expérience avec les cryptomonnaies

Commencer aujourd'hui Scannez pour rejoindre nos + de 100 millions d’utilisateurs